Running with the Devil
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MessageSujet: Running with the Devil Sam 17 Sep - 12:20

Drago jouait avec les brins d'herbe qui se trouvaient à portée de ses doigts. En vérité, son esprit était bien ailleurs de cette distraction stupide. Une jambe repliée sous lui, l'autre effleurant presque le sable qui menait au Lac Noir, le Serpentard dardait son regard sur l'horizon. Qu'allait-il bien pouvoir arriver cette année ? Cette question semblait tourner en rond, s'enrouler autour de ses pensées, occultant toutes les autres, les rejetant à un plan inférieur. On lui avait ordonné de surveiller Potter. Potter. A chaque fois qu'il prononçait ce nom, il avait l'impression d'avaler un Strangulot. Autant dire qu'il ne le faisait pas de gaieté de coeur. Il arracha une touffe d'herbe et la jeta au loin. Sauf que le vent la lui renvoya à la figure. Le jeune homme laissa échapper un profond soupir et se leva, débarrassant ses mèches blondes des brins de verdure. Il fit quelques pas, jusqu'à ce que ses chaussures crissent sur le sable fin. Au loin, le Calamar géant s'adonnait à un quelconque jeu et Drago pouvait voir ses tentacules se dresser avant de retomber dans l'eau noire. Ses poings se crispant, il avança encore. Le bout de ses chaussures vernies trempait maintenant dans l'eau. Qu'avait-il l'intention de faire ? Une nouvelle rafale fouetta son visage, comme pour l'empêcher d'aller plus loin. Un rire sarcastique franchit ses lèvres pâles. Non, il n'avait pas l'intention d'aller se noyer. Il était venu ici pour réfléchir, pour échapper aux remous de l'école. Maintenant, il commençait à s'enfoncer dans ceux de l'eau sombre. Etait-ce mieux ? Peut-être. La rentrée. Tous étaient là, grouillant dans les couloirs, chahutant, faisant du bruit, comme si ne rien n'était. Comme si son Seigneur n'était pas en train de lever une armée et que l'Ordre faisait tout pour l'arrêter. Oh, bien sûr, quelques uns prenaient parti. La plupart de ses camarades le soutenait d'ailleurs. Quelque fois, ça lui semblait si futile... et pourtant c'était une guerre qui allait décider de l'avenir de chaque sorcier, et même de chaque moldu — comme s'il s'en souciait ! — sur cette Terre. L'eau lui arrivait maintenant au niveau des genoux. Son pantalon et le bas de sa cape de sorcier étaient trempés. Il s'en fichait. Il plongea les mains dans ses poches et les doigts de sa main droite se resserrèrent sur sa baguette. Sur son bras gauche, il pouvait sentir la Marque pulser doucement, comme pour lui rappeler qu'il avait une mission à accomplir, comme pour lui rappeler que s'il se dérobait ou n'était pas à la hauteur, toute l'eau du Lac Noir ne pourrait pas le sauver de la colère de son Maître.

Finalement, Drago fit demi-tour et sortit de l'eau. Ses vêtements — du moins son pantalon et sa cape — lui collaient à la peau et ses chaussures faisaient de drôles de bruits humides. Pourtant, le froid qui le saisissait lui remettait les idées en place. Il devait arrêter de jouer les lâches et retourner au château. Espionner Potter. En savoir suffisamment pour ne pas se faire trucider mais ne pas le suivre comme un petit chien pour ne laisser aucun soupçon. Le Serpentard soupira une nouvelle fois et pressa le pas. D'un coup de baguette — toujours dans sa poche — il sécha ses vêtements et pénétra dans le château. Le coucher du soleil lui réchauffait toujours le dos, même si, à cette époque de l'année, l'astre éblouissant n'était pas au mieux de sa forme. Il n'était pas si tard que ça. La plupart des élèves devaient encore être en train de déguster leur dessert dans la Grande Salle. Drago avait décidé de zapper ce repas. Il n'avait pas faim de toute façon. Il se préparait déjà à subir les questions de ses acolytes. Drago, pourquoi t'étais pas là pour le dîner ? Drago, tu m'as manqué tu sais ? Drago, tout va bien ? Tu es un peu pâle... Il s'arrêta et colla son dos contre un mur de pierre, rejetant sa tête en arrière. Ce qu'ils pouvaient tous l'ennuyer. Parfois, il avait juste envie de faire comme le Seigneur des Ténèbres. Un Avada Kedavra et PAF on n'était plus embêter par des insolents qui ne sont bons qu'à se prosterner à vos pieds et à rien d'autre. Drago frissonna. Il se demandait parfois si le Seigneur Noir n'avait pas pensé à lui offrir le même sort. Il suffisait d'un petit rien et qu'Il soit de mauvaise humeur. Un nouveau frisson traversa le jeune homme de part en part. Il allait peut-être passé prendre quelque chose à grignoter dans la Grande Salle finalement. Et un bon jus de citrouille. Ça le remettrait un peu d'aplomb.

Drago repartit donc à de grandes enjambées lorsqu'il entendit un autre bruit de pas que le sien. Il se figea un très bref instant avant de se remettre à marcher et de se dissimuler dans l'ombre d'un pilier. Une silhouette passa peu de temps après. Une fille. Drago aimait les filles. Et la plupart le lui rendait bien. Un nouveau frisson parcourut son échine mais, cette fois, ça n'avait rien à voir avec la peur du Seigneur des Ténèbres. Non, c'était un frisson d'anticipation, comme celui que pourrait avoir un serpent avant d'attaquer une souris. Un sourire se dessina sur les lèvres pâles du jeune Mangemort. Un pas, deux pas, il était hors de l'ombre. C'était une quatrième ou cinquième année. Elle avait de jolies boucles sombres, dont les bougies teintaient de reflets cuivrés. Elle poussa un petit cri de surprise et ses yeux reflétèrent à la fois la surprise, la peur et... l'envie, la fascination ? Un peu comme toutes, celle-ci avait peur de Drago Malefoy mais voyait aussi en lui le bad boy sur lequel on craque mais qu'on n'osera jamais présenter à ses parents... Si celui-ci daignait vouloir s'intéresser à vous. Un sourire timide étira les lèvres d'apparence douce et pulpeuse de la jeune fille. Drago sortit sa main, celle sur laquelle trônait la bague des Malefoy qui ne quittait jamais son doigt, et la tendit vers le visage de l'élève. Le bout de ses doigts effleurèrent les lèvres de la jeune fille qui frissonna à ce contact. Drago... Drago, que fais-tu... ? murmura-t-elle dans un souffle contre les doigts du jeune homme. Chut, ne dis rien... N'ai pas peur... Drago pouvait presque entendre le coeur de la mignonne cogner contre sa poitrine. Il laissa sa main descendre lentement le long de sa gorge et avança afin de l'amener contre le mur. Ses doigts s'arrêtèrent sur les premiers boutons de la chemise de la jeune Poufsouffle. Il posa son autre main à plat, juste à côté du visage de la fille, sur le mur.

Chut... chuchota-t-il une nouvelle fois avant de poser ses lèvres sur les siennes. Elle avait un goût de bonbon acidulé. Il força la barrière de ses lèvres et de ses dents pour venir jouer avec sa langue et elle poussa un petit gémissement, à la fois de plaisir et d'inquiétude. Le grand Drago Malefoy était en train de l'embrasser ! Il faisait attention à elle ! Mais elle ne savait aussi que trop bien comment finissaient celles qui pensaient qu'il souhaitait autre chose qu'assouvir ses besoins physiques. N'avait-elle pas vu, entendu, nombres de jeunes filles réconforter leurs amies après que Drago Malefoy n'ait brisé leur petit coeur tout mou ? Toutefois, au fond d'elle, tout au fond, elle espérait que ce serait différent cette fois. Elle espérait qu'il l'avait choisie pour autre chose que sa présence à cet instant. Autre chose qu'un reflet cuivré dans ses cheveux. Drago s'empara d'ailleurs de quelques mèches qu'il entoura autour de son doigt, glissant ses lèvres le long du cou gracile de l'étudiante. Il titilla sa gorge fragile de ses dents et elle poussa un nouveau gémissement, entoura ses bras autour de lui et colla son corps contre le sien. Réaction typique normale. Avez-vous déjà réussi à ne pas vous coller à un jeune homme qui vous plaisait alors qu'il daignait enfin vous adresser un brin d'attention ? Drago entendit des bruits de pas lointain. Peu de temps après, la Poufsouffle les entendit également et essaya de le repousser. La main de l'héritier des Malefoy se resserra sur ses cheveux tandis que l'autre se posait sur ses côtes, fermement, pour l'empêcher de bouger. Drago... Quelqu'un vient... Nous... Tu... S'il te pla... Il la fit taire d'un nouveau baiser et par un regard mauvais. Ce baiser se fit vigoureux, comme s'il voulait la dévorer de l'intérieur. Sa main, toujours ferme sur le corps de la fille, glissa sous sa chemise pour venir effleurer sa peau douce et chaude. Chaude de ce qu'il lui faisait ressentir et de la peur imminente de se faire prendre. Ses doigts remontaient le long de sa cage thoracique lorsque les pas se firent plus bruyants, plus proches. Mais Drago n'arrêtait pas. Il savait que, même si la personne qui venait était un professeur, et même si la gamine afficherait un air légèrement apeuré, elle n'oserait jamais dire quoi que ce soit. Il avait juste... besoin de se perdre dans cette jeune fille. Il avait besoin de son contact chaud et vivant contre lui. Il avait besoin de sa chaleur, comme pour se prouver qu'il pouvait lui aussi se réchauffer... ou au contraire rester froid comme le marbre.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 18 Sep - 10:29

Les fesses posées dans l’herbe humide, Lucy avait, sur les genoux, ouvert son carnet de dessin. La nuit tombait, seule la lune, désormais, lui permettait de voir clairement le papier sur lequel le crayon dansait. Une lune, une lune pleine, et Lucy n’aimait pas les lunes pleines, pas depuis qu’elle avait vu un moldu se faire dévorer par un loup-garou, deux ans auparavant. Bêtes sauvages et vicieuses, qui jamais n’auraient du voir le jour, ils faisaient parties de ces monstres qui effrayaient autant les sorciers que les moldus car les loups-garous sont libres de faire ce qu’ils veulent, libre de massacrer si cela leur chantait, et d’ailleurs elle ne comprenait pas pourquoi ils avaient attendu le retour de Voldemort et une alliance avec lui pour s’y mettre. Lâche par-dessus le marché, songea-t-elle alors qu’elle terminait de dessiner le paysage qui s’étendait sous ses yeux. Perchées sur le toit de Poudlard, elle venait de dépeindre entièrement le ciel qu’elle observait, de la moindre petite étoile à la grosse lune parfaitement ronde. Le paysage étant terminé, son crayon entama les esquisse de la créature énorme qu’elle comptait voir voler, flammes sortant de sa gueule, vers cette lune qui brûlerait, et ainsi ils seraient débarrassés d’au moins une partie –minime certes- de monstres. Non pas qu’elle se sentait concerné par tout ce qui se passait à l’extérieur, quoi que sa curiosité intellectuelle la força à tout de même se tenir informée, mais elle n’aimait pas le concept d’un homme croisé avec une bête, elle le trouvait insultant pour le noble animal qu’est le loup. C’était comme imaginer des hommes croisés avec un dragon ; insultant pour le dragon. Non, décidément, Lucy n’aime pas réellement l’espèce humaine, sans pour autant la mépriser totalement car elle sait faire la part des choses, entre grains pourris et grains persévérants. Ainsi, elle avait des amis, mais fort peu, et se chargeait de brûler les grains dont elle n’appréciait pas la force. Au feu ! Comme un dragon…
Cessant un instant le coup de son crayon, elle baissa le regard sur les herbes du château, si lointaines, lui semblait-elle alors qu’enveloppée dans un lourd manteau, elle sentait tout de même le froid la caresser. Mais pour rien au monde elle ne serait descendue sans avoir fini son dessin…Elle aimait trop sa passion, mais surtout, elle n’arrivait pas à dormir, et le pourrait encore moins si elle ne terminait pas l’assemblage de trait. Purement psychologique, elle se savait maniaque, et à ce point, c’était presque désespérant, mais soit. Elle regardait les herbes, donc, et fut prise d’une furieuse envie de se jeter dans le vide, voir s’il lui pousserait des ailes, ou si un dragon viendrait la rattraper in extremis, pour l’emmener loin d’ici, loin de toutes ces futilités purement humaine. Lucy a un esprit trop grand pour sa petite tête, Lucy en veut plus, Lucy est une rêveuse idéaliste mais égoïste, Lucy veut juste disparaître dans une haute forêt avec quelques personnes aussi amoureuses qu’elle des dragons, et elle veut vivre avec eux, tout simplement, voila son bonheur.
Mais elle était encore coincée à Poudlard pour un an et malgré ses connaissances incroyables, jamais elle ne pourrait devenir dresseuse en un claquement de doigt. Travail, persévérance, application, ses mots d’ordres, des mots dignes d’une Serdaigle. Oui, visiblement, le Choixpeau l’avait bien placée…En même temps, si elle s’était rendue compte six ans plus tard que sa place n’était pas à Serdaigle, et bien…Elle n’aurait rien pu y faire. Les bleus et argents, cela dit, devait le regretter, vu qu’elle avait déjà fais perdre vingt cinq points à leur maison en se battant dans les couloirs avec un serpentard. Ou comment bien commencer l’année…
Elle releva les yeux, pour fixer la lune, et, petit à petit, l’image d’un magnifique dragon noir et rouge se subtilisa au reste du décor, si bien qu’elle n’eut plus qu’à le dessiner dans les moindres détails, la gueule ouverte, le feu ardent vomit par la gueule du monstre. Le fruit de son imagination était si beau, qu’elle lui donna un nom mythique ; Xerxes, qu’elle calligraphia en dessous du dessin lorsqu’elle eu fini, avant d’indiquer la date, et de signer d’un « L. A. » son œuvre.

Fermant le cahier, elle le glissa dans son petit sac ainsi que son crayon, avant de serrer le tout contre elle et de regarder l’horizon noir d’encre, en poussant un soupir. Loin, loin d’ici, de cette guerre, de ces problèmes, loin de tout, souhaita-t-elle, comme à chaque fois, avant de se relever pour descendre. Elle a beau ne pas être concernée par cet affrontement, le climat d’une guerre se ressent sur les humeurs, se voit sur les visages, tord les faciès les plus agréable d’un immonde sentiment d’inquiétude, et elle-même, parfois, songe à son père, qui travaille au Ministère. L’un des premiers à tomber, à n’en pas douter, avoir épouser une sang-de-bourbe, comme ils disent…Heureusement qu’elle est morte. Etrangement, elle ne pensait pas à sa sœur, collaboratrice de toute cette horreur, qui peignait le monde d’un joli rouge sang, joli…Aux yeux d’une artiste, joli. Aux yeux des morts, infâme.
Laissant sa baguette dans sa poche, elle trouva aisément les prises avec lesquelles elle était montée jusqu’en haut du château, et entreprit de redescendre. Longue escalade, mais la faire en inverse lui prit étrangement moins de temps. Habile de ses doigts, maîtresse de son corps, elle n’avait aucuns problèmes pour grimper aussi haut, bien qu’elle ne s’y adonna que la nuit, et que personne ne soit au courant de ce talent. On la regarderait d’un air étrange, en lui disant d’utiliser la magie au lieu de s’écorcher les doigts sur la pierre rugueuse du château ancestrale, ou alors un balais…Tiens oui, un balais pourquoi pas…Elle était douée, avec un balais, et elle aimait voler –comme un dragon- lors des matchs de Quidditch, mais par moment, elle avait surtout besoin de se dépenser, et de s’écorcher les doigts, voir les jambes.
Elle avait laissé ouverte la fenêtre d’une pièce vide au premier étage, puisque la Grande Porte était fermée. Ainsi, et une fois à l’intérieur, elle épousseta ses vêtements, remit ses cheveux court et bruns ce soir, correctement, avant de sortir, emballée sous un sortilège de désillusion, pour se diriger vers la salle commune des Serdaigle, dans la tour opposée, deux étages au dessus.
C’est ainsi, alors qu’elle marchait, qu’elle entendit des bruits, puis des chuchotements, et même un petit gémissement. Roulant des yeux, elle était résolue à passer sans un bruit à côté de ce couple un peu trop hardi, quand elle reconnu le garçon, sans la moindre peine et malgré les ténèbres. Elle stoppa nette, et son regard glissa vers la gosse, qui devait avoir à peine quatorze ans, fanatique sans doute, amoureuse peut-être, qui allait se laisser besogner comme la dernière des idiotes avant de se faire platement jeter. Si ç’avait été n’importe qui d’autre, elle aurait hésité à intervenir, mais pas la, pas avec lui. Elle sortit sa baguette, et un éclair illumina le couloir, alors que le petit prince serpentard alla s’écraser contre le sol, quelques mètres plus loin. La petite poussa un cri, mais Lucy l’emprisonna sous un sortilège de mutisme. « C’est quoi la prochaine étape Malefoy, le berceau ? » Elle tourna son regard vers la fille : « Dégage, vite, et si tu veux un conseil, ne te laisse plus jamais toucher par un Serpentard. Encore moins ce serpentard. » Elle lui darda un regard haineux, mais celui, glacé, de Lucy, sembla la dissuader de protester d’avantage, ainsi elle disparut rapidement. Ainsi, Lucy se retrouva seule, face à face avec Drago, alors que son cœur se mettait à battre, de façon plutôt désagréable, sa baguette pointée droit sur lui...Qu'elle rangea ensuite dans sa robe de sorcière, avant de reprendre son chemin, lui tournant le dos de façon délibérée. Lui devait percevoir cela comme du dédain, comme si elle ne le considérait pas comme un adversaire à sa mesure, sauf que c'était tout autre, bien que Lucy elle-même continue de l'ignorer...
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 18 Sep - 12:11

Drago continuait de goûter la peau de la jeune Poufsouffle. Sa peau de pêche était aussi douce qu'une étoffe en soie et il adorait promener ses lèvres le long de sa gorge pour descendre jusqu'à l'échancrure de sa chemise. Ses doigts se faufilaient doucement, lentement, si lentement que ça devait en être presque insupportable, sous ce morceau de tissu, jusqu'à atteindre la poitrine, petite mais ferme, de l'étudiante. Contre la chaleur de son corps, le Serpentard se sentait revivre. Ou, du moins, il se sentait un peu moins mort de l'intérieur. Il avait envie d'elle. Envie de prendre son corps. En elle, il voulait trouver s'il était le Mangemort que tout le monde imaginait, ou, bien au contraire, un homme presque bon. Ce n'était pas tellement avec elle en particulier mais il voulait juste sentir sa chaleur contre lui. Cependant, alors qu'il étouffait ses protestations d'un baiser possessif et agressif, il se fit éjecter de l'autre côté du couloir. C’est quoi la prochaine étape Malefoy, le berceau ? Avant même de relever la tête pour voir qui était arrivé, qui l'avait envoyé valser plus loin, Drago reconnut la voix de l'élève de Serdaigle. Téthys Lucy Alcott. Une experte pour venir contrecarrer ses plans. Il poussa un juron à demi-étouffé et chassa une mèche blonde qui lui tombait devant les yeux. Glissant sa main dans la poche de sa robe de sorcier, il se redressa tandis que la gamine s'enfuyait en courant, craignant presque plus Lucy que Drago. En effet, elle avait dans son regard une lueur triste et désolée. Elle aurait voulu rester avec lui même si elle savait qu'il allait la jeter comme une pauvre chaussettes après avoir assouvir ses propres désirs. Dégage, vite, et si tu veux un conseil, ne te laisse plus jamais toucher par un Serpentard. Encore moins ce serpentard. Une nouvelle fois la voix de la Serdaigle s'éleva dans le couloir et Malefoy serra ses doigt autour de sa baguette, sentant de nouveau la colère enfler en lui. Il n'avait pu l'étouffer, la noyer dans le corps de la Poufsouffle. Il serra les dents et se releva, le dos contre le mur. Elle ne l'avait pas raté. Il allait sûrement avoir un beau bleu le lendemain.

Drago allait contrattaquer quand Lucy rangea sa baguette. Il s'avança, s'éloignant du mur, poursuivant la jeune femme. Alors, Alcott, tu te débines ? Je ne t'aurais pas cru si lâche. À moins que tu n'aie chassé la gamine par jalousie... Il fit encore quelques pas. Pourtant, s'il avait sa baguette entre les doigts, il ne s'en servit pas. Pas encore. Il la rattrapa vite fait, s'empara de son poignet et l'obligea à s'arrêter. Elle l'avait privé de son plaisir et, en plus, elle osait lui tourner le dos comme s'il n'était rien de plus qu'une fourmi, aucunement un danger pour sa personne. Il retint un grognement de frustration. Il n'était pas un moins que rien. Il valait quelque chose. Sinon, pourquoi le Seigneur des Ténèbres aurait-il apposé sa Marque sur lui ? Pourquoi lui confier des missions s'il n'avait pas été à la hauteur, pas capable de les accomplir. Il s'approcha si près de Lucy qu'il la fit reculer. Reculer jusqu'au mur, dans une position qui n'aurait pas été sans rappeler celle que le jeune homme partageait avec la Poufsouffle quelques instants auparavant. Pourtant, elle était bien différente. Drago pointa sa baguette sur la gorge de la septième année, l'enfonçant dans sa chair tout en la gardant contre le mur, pour ne lui laisser aucun moyen de fuir. Qu'est-ce que tu cherches en faisant ça, Téthys ? Qu'est-ce que ça peut bien t'apporter de prendre les coups des autres ? susurra-t-il tout contre son oreille, sachant pertinemment qu'elle n'aimait pas ce prénom qu'on lui avait donné. Il planta ses prunelles glacées dans les siennes pendant un instant, sans rien dire. Puis un air détaché prit place sur le visage de Malefoy. Non, ne réponds pas. Son visage dangereusement près de celui de la Serdaigle, il lui jeta un regard empli de dédain et d'arrogance. De colère, de rage également. Il avait envie de la réduire en pièces, de lui faire mal, si mal... Ses doigts se resserrèrent autour du poignet de la jeune femme. Il fit glisser sa baguette le long de sa tempe, de la courbe de sa mâchoire, avant de descendre sur sa gorge, en une caresse appuyée. Drago ne pouvait le nier, le corps de la Serdaigle était bien plus appétissant que celui de la Poufsouffle... Et elle avait plus de caractère. Tellement plus. Il pouvait sentir son coeur battre à la chamade contre son corps. Il pouvait voir le regard fier scintiller dans ses yeux. Oh, Téthys, que vais-je bien pouvoir faire d'une insubordonnée insupportable comme toi...? Son ton raisonnait presque comme une caresse et, quiconque serait passé dans le couloir à cet instant, aurait pensé que les deux élèves de Poudlard étaient train de flirter, Malefoy tenant sa baguette d'une certaine façon à ce qu'elle ne se voit pas.

Drago avait bien envie d'assouvir ses pulsions sur Lucy. Pourtant, il savait très bien qu'elle se débattrait comme un beau diable. Il n'arrivait pas à la décrypter. Elle était toujours là à prendre le parti des plus faibles, à affronter les Serpentards, en particulier lui. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Il serra les dents et laissa ses yeux descendre le long de la silhouette gracile de la Serdaigle. Elle ressemblait à une poupée de porcelaine. Elle était néanmoins bien loin de se briser aussi facilement. Il laissa le bout de sa baguette chauffer doucement contre la peau de sa victime. Juste assez pour lui faire mal, mais pas trop. Juste assez pour laisser une marque délicate sur cette peau nacrée. Dieux qu'il avait envie de lui faire mal. Lui faire payer pour toutes les fois où elle lui avait tenu tête, pour toutes les fois où elle avait bien pu ridiculiser les siens, et pour tout le reste. Le reste dont elle n'était assurément pas coupable... mais il fallait bien rejeter la faute sur quelqu'un. Il avait envie de la gifler et de la prendre, là, contre ce mur froid. Drago avait parfois l'impression de devenir dingue. Ses pulsions se mélangeaient dans sa tête et dans son corps. Finalement, il s'écarta légèrement de la jeune femme, la maintenant pourtant toujours contre le mur. Il avait déplacé ses mains. Celle qui tenait autrefois le poignet de Lucy se trouvait maintenant sur sa gorge. Celle qui tenait sa baguette se retrouvait sur sa taille, à la limite de son chemisier, tenant pourtant toujours l'aubépine entre ses doigts longs et fins. Le bout de ses doigts effleuraient doucement la peau de la jeune femme, sans presque sans rendre compte. Ce qui était sûr, ce que, maintenant, elle ne l'ignorait plus. La lueur dans les yeux de Malefoy alors qu'il la contemplait était un mélange de dégoût, de dédain et d'incompréhension. Il pouvait voir dans son regard qu'elle le défiait. Elle semblait lui demander, silencieusement, Que vas-tu faire maintenant Malefoy ? Que vas-tu faire ? Me prendre, là, comme si je n'étais rien d'autre qu'une poupée ? Ou m'asséner un sort bien placé ? Relevant légèrement le tissu de la chemise de Lucy, Drago glissa sa baguette en dessous. Baguette toujours allumée du sort qui dégageait de la chaleur. Celle-ci se fit à la limite du supportable, traçant des sillons rougis sur la peau délicate de la jeune femme. Il se pencha de nouveau vers, sans toutefois coller son corps contre le sien. Tu sais ce qu'il en coûte de me défier, n'est-ce pas, Téthys ?
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 18 Sep - 13:38

Elle savait qu’elle n’aurait pas du tourner le dos et pourtant, ç’avait été plus fort qu’elle, comme à chaque fois, et plus particulièrement avec malefoy. Elle le cherchait, était odieuse et mesquine, terrible, face à lui, et elle le détestait, oui, elle le trouvait misérable, elle ne mentait pas, jamais, non…Jamais. Et pourtant, il y avait quelque chose d’autre, derrière tout cela, quelque chose de plus profond, de plus effrayant, face auquel elle ne pouvait rien, si bien qu’elle avait décidé de l’ignorer, purement et simplement. « Alors, Alcott, tu te débines ? Je ne t'aurais pas cru si lâche. À moins que tu n'aie chassé la gamine par jalousie... » Il lui prit le poignet, en la forçant à se retourner. Les quelques secondes durant lesquelles elle s’était éloignée avaient été bénéfiques, ses yeux avaient recouvré leur froideur de mort, et elle pouvait l’affronter, la, tout de suite. Elle se laissa plaquer contre le mur sans réellement protester, se contentant de le fixer, alors qu’elle sentait sa colère vibrer contre sa propre peau. Tellement brûlant, le sang dans les veines du Malefoy, et il se sentait tellement en colère, elle le savait…Elle aimait. Elle aimait attiser cette rage, elle aimait la mener à son paroxysme et lui donner des migraines, le plonger dans les ennuis, aller toujours plus loin, toujours trop loin, et il la suivait, sans arrêt, au lieu de simplement l’ignorer, de la dédaigner comme si elle était l’une de ces sang-de-bourbes qu’il déteste tellement. Etais-ce de la jalousie ? Etais-ce sa manière à elle d’attirer son attention ? Elle se posait parfois ces questions, mais les ignorait aussi vite, parce qu’elle n’avait pas envie d’entendre les réponses. « Qu'est-ce que tu cherches en faisant ça, Téthys ? Qu'est-ce que ça peut bien t'apporter de prendre les coups des autres ? » susure-t-il, approchant sa bouche tout près d’elle au point qu’elle sentait, mêlée à son haleine, le goût de la gamine qu’il s’apprêtait à abuser quelques secondes plus tôt. Un prédateur, voila ce qu’il était, un serpent vicieux qui se détourne d’une proie pour en attraper une bien meilleure. Elle avait envie de le gifler, chaque fois qu’il prononçait son maudit nom, mais elle savait que plus elle continuerait à réagir à cette appellation, plus il l’utiliserait, ainsi, elle se contenta de darder ses prunelles froides sur la main serrée autour de son poignet, comme si ses yeux allaient lancer un sortilège qui le forcerait à la lâcher. « Non, ne réponds pas. » Un ordre, encore, comme toujours, c’était cela que Malefoy aimait, donner des ordres et être obéit. Elle releva les yeux, alors que sa baguette se faisait l’extension de ses doigts, et qu’il l’effleurait avec délicatesse, commençant par sa tempe, finissant le long de sa joue, comme s’il cherchait à faire fleurir sur sa peau pâle les frissons d’une excitation sexuelle. Elle continuait de le toiser, alors que la baguette s’arrêta sur son cou, et se mit à la brûler, presque avec douceur, avec tendresse, et elle ne cria ni ne gémit. Elle continuait de le regarder,f riode, distante, effrayante, alors que ses entrailles bouillonnaient en même temps que le sortilège, de colère parce qu’il la touchait, mais pas seulement. Savait-il qu’il était le seul à pouvoir l’approcher autant sans qu’elle ne panique ? Cela aussi, c’était…Dérangeant. « Oh, Téthys, que vais-je bien pouvoir faire d'une insubordonnée insupportable comme toi...? » Elle savait ce qu’il voulait faire. La même chose qu’à la petite Poufsouffle, il désirait la prendre, pour calmer une quelconque rage, survenue bien avant son arrivée et qu’elle avait attisé, du fait de son sortilège bien placé, et habilement exécuté. Elle s’était attirée ses foudres, comme de nombreuses fois auparavant, mais celle-ci différait en un point : Pas de témoins. Aucuns, personne pour les voir, personne pour commenter la moindre faiblesse de l’un ou de l’autre. Ils étaient seuls ensemble, pour la première fois depuis leur affrontement originel, et cette constatation eu le mérite de faire battre son cœur plus vite, quoi que ses yeux ne laissaient rien paraître, pas un traître de sentiment, non, rien, un vide, un océan gelé, une étendue sans fin, de neige pure, de vent aride…Un néant parfait.

La baguette de Malefoy laissa sa gorge, et il enroula ses longs doigts fins autour de celle-ci, s’apprêtant sans doute à serrer, alors que le pouls de la jeune fille caressait l’étreinte. Sa baguette se glissa sous sa chemise d’écolière, juste contre son ventre, et l’embout recommença à brûler sa peau, traçant des sillons désordonnés, pareil au dessin d’un enfant prenant un crayon pour la première fois. A ce contact, son bas-ventre se contracta. « Tu sais ce qu'il en coûte de me défier, n'est-ce pas, Téthys ? » Elle lui adressa un sourire condescendant. Il s’évertuait à l’appeler par ce prénom détestable, véritable gamin, incapable d’évoluer, de revoir son répertoire, de devenir meilleur. Elle n’aimait pas ce prénom, qu’on en use avait le don de la rendre irascible, puisque même les professeurs avaient fini par la nommer Lucy, qui était à l’origine son second prénom, ainsi jugeait-elle que personne n’avait à en user…Mais Malefoy connaissait ce petit secret, et combien d’autres encore ? Etait-il comme elle, à étudier l’ennemi pour mieux le vaincre ensuite ? « Tu te prends pour ton seigneur des ténèbres, Malefoy ? Je n’ai pas peur de toi, j’en suis bien désolée pour ton ego. » Elle leva la main, doucement, et l’approcha de son visage. Elle sentit la pression de sa gorge s’intensifier, sans qu’elle ne cesse, pourtant, alors que des frissons étranges parcouraient tout son corps, couvrant sa peau de chair de poule, ainsi offerte aux courants d’air et chauffée comme un vulgaire fer à cheval au cœur d’une forge ardente. Du bout de son index, elle effleura la joue du Serpentard. « Cela dit…Qui ne désirerais pas Drago Malefoy, c’est vrai… La pureté de ton sang doit être égale à celle de ta semence, et quel honneur ce serait…A ne pas gaspiller sur une gamine pré pubère, tu ne crois pas ? » Son index continue de caresser sa joue, de haut en bas, alors que son ton devient plus bas, plus intime. « Il faut des proies à ta hauteur, des proies qui te donne du fil à retorde, qui pimente la chasse… » Son index s’enfonce alors plus profondément dans sa joue, et son ongle entaille si fort qu’un filet de sang vient tâcher l’uniforme du Serpentard. Elle sourit, froide à nouveau, distante, presque morte. « Hélas, il y a des proies pour lesquelles tu ne seras jamais prêt, blondinet. » Preste, sa main s’enroula autour de la baguette du sorcier vert argent, menaçant de briser le bois en deux, bien qu’elle répugna à ainsi abîmer une baguette. « Et ce pas même avec le plus terrible des sorts que tu puisses maîtriser. » Parce qu’il suffisait de regarder ses yeux pour voir que la mort les rongeait déjà, et elle savait, au fond d’elle-même, que la douleur était son vice caché…Que restait-il, alors, hormis une acceptation de la part de son adversaire ?
Sauf qu’elle savait qu’il n’abandonnerait pas, et les frissons redoublèrent d’intensité.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 18 Sep - 15:12

Drago pouvait sentir le corps de Lucy se tendre contre le sien. Oh oui, elle avait envie de le gifler, de lui faire ravaler toute sa hargne... Etait-ce bien vrai ? Ou ne voulait-elle pas plutôt nourrir celle de Drago avec la sienne ? Peu importait. Les yeux de la jeune femme se baissèrent sur les doigts qui entouraient son poignet. Il était bien clair qu'elle voulait qu'il la lâche. Mais il n'en avait pas l'intention. Oh ça non, jamais. Il n'avait pas envie de la lâcher. Il avait envie de mêler son corps au sien, mêler leurs deux feus mortels pour qu'enfin l'explosion survienne et les libère. Elle le toisait de ses yeux adorables. Elle voulait lui montrer la facette forte de sa personnalité et il n'arrêterait pas avant de l'avoir fait craquer. Il voulait la posséder, corps et âme. Il la voulait en lui, il voulait la briser, la voir pleurer, l'entendre crier à son oreille alors qu'il la faisait tout autant souffrir que fondre de plaisir. Il voulait voir le paradoxe immense fleurir sur son visage alors qu'elle adorerait ce qu'il lui ferait mais haïrait que ce soit lui qui le fasse. Il voulait la rendre folle, folle, folle... Oh mais elle l'avait bien cherché. Si Lucy n'avait pas été aussi insupportable, toujours à défendre l'innocent qui passait sous sa main, si elle n'avait pas toujours été là lorsqu'il avait besoin de se défouler sur quelqu'un... Elle aurait pu terminer tranquillement ses études à Poudlard. Elle aurait pu passer dans les mailles du filet et échapper à sa soif de... de quoi ? De colère, de vengeance, de désir ? Mais cette fois, c'était différent. Oh oui, bien différent. Ce n'était pas comme toutes leurs altercations passées. Oh non. Là, il n'y avait personne. Pas de témoins. Non, personne. Il avait envie de la faire crier. Il enfonça un peu plus sa baguette dans sa chair, ses doigts, ses jointures blanchissant sur le bois. Il n'y avait personne pour arrêter leur manège. Personne pour voir ce qu'ils feraient. Personne pour témoigner une quelconque faiblesse de l'un ou de l'autre.

Une flamme ardente passa dans les yeux de Drago alors qu'il posait sa main sur la gorge de Lucy. Son pouls battait à bâtons rompus contre sa paume. Il pouvait reconnaître la même adrénaline qui circulait dans ses veines, la même rage, le même désir. Certes, ils n'avaient pas forcément le même but ultime, ni même la même source mais ils étaient là. Sa baguette se glissa sous la chemise de l'écolière. Elle laissait des traces rougeâtres sur la peau de la sorcière. Il avait envie de suivre le même trajet avec le bout de ses doigts. D'appuyer sur ces points maintenant légèrement douloureux et sensibles. Il avait envie de toucher sa peau nacrée, de la parcourir en entier. Son pouce effleura le tissu soyeux de sa chair alors que la baguette y dessinait toujours des arabesques abstraites. Elle lui offrit un sourire condescendant qu'il eut envie de faire disparaître aussitôt. Mais ses deux mains étaient prises. Et il ne voulait pas la lâcher. Il ne voulait pas défaire son emprise. Tu te prends pour ton seigneur des ténèbres, Malefoy ? Je n’ai pas peur de toi, j’en suis bien désolée pour ton ego. Sa mâchoire se contracta à ces paroles. Lucy tendit alors la main pour la poser sur sa joue et Drago resserra ses doigts sur sa gorge, un réflexe. Oui, purement un réflexe face à cette fille qui daignait porter sa main sur sa peau. Même la pression de la baguette brûlante se fit plus insistante sur le ventre plat de la sorcière. Des frissons parcoururent le corps de Lucy et même si Drago fit mine de ne pas s'en rendre compte, il se demandait quelle en était la source. Seul l'index de la Serdaigle toucha la joue du jeune homme. De nouveau il serra les mâchoires. Cela dit…Qui ne désirerais pas Drago Malefoy, c’est vrai… La pureté de ton sang doit être égale à celle de ta semence, et quel honneur ce serait…A ne pas gaspiller sur une gamine pré pubère, tu ne crois pas ? Ce fut à son tour de frissonner. Ses paroles, sa voix si basse et intime. Ciel qu'il avait envie de la prendre maintenant. De faire fit de tout ce que l'on pourrait penser, de la plaquer encore plus contre ce mur froid, avec sa main sur sa gorge et toute la force de son corps. Il faut des proies à ta hauteur, des proies qui te donne du fil à retorde, qui pimente la chasse… Il tressaillit légèrement alors que l'ongle de la jeune femme perça sa peau. Le sang chaud, presque brûlant, roula doucement sur sa joue pour s'écraser sur le col de sa chemise. Mais alors que son sang circulait dans ses veines comme de l'acide, Lucy redevint froide et distante.

Drago avança alors d'un pas, franchissant cette distance qu'il avait mise entre un peu plus tôt. Il sentit la main de sa sorcière s'enrouler autour de sa baguette toujours chaude et il tressaillit de nouveau. — [color:1b4e=[color=lightblue]Hélas, il y a des proies pour lesquelles tu ne seras jamais prêt, blondinet. Et ce pas même avec le plus terrible des sorts que tu puisses maîtriser. — Il sentait les doigts de Lucy si près des siens, le long de sa baguette. Il y avait quelque chose d'étrangement sexuel dans ce geste. Leurs corps si près l'un de l'autre, leurs mains enrouler autour du bois doux de sa baguette. Il craignait qu'elle brise sa baguette. Cependant, il n'allait pas se laisser dominer ainsi. Il augmenta sensiblement la chaleur qui s'échappait de sa baguette. Ses yeux étaient rivés à ceux de la sorcière, sa main toujours autour de sa gorge. Le sang séchait sur sa joue. Son souffle si près du visage de Lucy était chaud et haché. Son coeur cognait dans sa poitrine. Il avait envie de la gifler, de l'assommer avec un sort, de la mordre ou encore même de l'embrasser sauvagement. Drago resserra légèrement l'étreinte sur la gorge de la jeune femme, l'incitant dans le même mouvement à relever le menton. Sa main se glissa ensuite dans ses cheveux pour tirer brusquement sa tête en arrière. Tu apprendras qu'il ne faut pas jouer avec le serpent... Car même si l'aigle peut le prendre dans ses griffes, il préférera mordre et choir que rester prisonnier. susurra-t-il tout contre ses lèvres. Sa main gauche était toujours serrée sur ses cheveux alors que la droite se déplia et se posa à plat sur le ventre de la jeune sorcière, maintenant cependant toujours la baguette à sa place. Il avait bien conscience que les doigts de Lucy étaient toujours enroulés au bois fragile mais qu'importe. Il n'allait pas lui laisser le plaisir de voir qu'il craignait pour sa baguette.

Le Serpentard lui jeta un regard affamé et retint un grognement de frustration. Tout son corps plaqué contre le sien ne demandait qu'une chose. Mais alors pourquoi hésitait-il ? Pourquoi n'agissait-il pas comme avec la Poufsouffle ? Pourquoi ne prenait-il pas ce qu'il voulait ? Même si elle était plus revêche, il était Drago Malefoy, que diable ! Il n'avait pas à avoir peur d'une fille. Il n'avait pas à craindre quoi que ce soit. A part se prendre de nouveau un sort... Mais il en avait encaissé tellement de la part de son père que, même si c'était blessant pour l'égo, ça ne l'était plus tellement pour le corps. Ses doigts se crispèrent et s'enfoncèrent dans la peau douce du ventre de la sorcière et, tirant un peu plus sur ses cheveux, Drago posa farouchement ses lèvres sur celles de Lucy. Dans ce geste, il y avait tout un désir d'assouvir ses pulsions, une rage de posséder, une rage de se libérer du monde qu'il connaissait ne serait-ce que pendant un fugace instant. C'était un baiser féroce et si on ne connaissait pas mieux Drago, on aurait pu même dire désespéré. Pas désespéré à propos de Lucy mais à propos de toute son existence. Il savait même qu'elle le rejetterait. Que pouvait-elle bien faire d'autre ? Elle le rejetterait, lui hurlant qu'il n'était qu'un pauvre connard obsédé, lui jetterait un sort dans les fesses et s'éloignerait à grands pas. Il ne s'attendait à rien de plus, n'espérait rien de plus. Dans ce baiser, il voulait tout autant se soulager que, dans un sens, se blesser. Mais plus que ça, il ne voulait pas qu'elle se soumette comme les autres. Il voulait qu'elle continue à lutter contre lui, de tout son être, de toute son âme. Il bougea légèrement sa main droite afin que sa baguette soit calée dans la ceinture du pantalon de la jolie brunette et glissa ses doigts dans son dos, les enfonçant dans sa chair, voulant la maintenir tout contre lui à la fois pour sentir son corps contre le sien et pour l'empêcher de fuir, d'esquisser le moindre geste. Il avait terriblement conscience que la main de la sorcière se trouvait toujours entre eux deux, si près de sa baguette mais aussi si près de son propre corps, de sa propre peau, à peine séparée par le tissu de sa chemise.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 18 Sep - 19:07

Le corps entier de Lucy semblait battre, le cœur dans la gorge, sous l’effet des brûlures infligées à sa peau, alors qu’elle sentait l’intérieur de ses cuisses s’humidifier, réaction qu’elle connaissait, réaction qu’elle attendait, se sentant forte et terriblement fragile à la fois, dans la douleur. Lucy aime le feu, Lucy aime ce qui brûle, même si c’est sa peau, elle aimera les brûlures, qu’elle dissimulera pourtant sous son pull gris et bleu, comme un secret. Un secret partagé, avec celui qu’elle hait, un secret qui se lira sur leur visage chaque fois qu’ils se croiseront, à chaque mot échangé, chaque insulte, chaque provocation, et pourtant elle le sait, aucun des deux ne soufflera mot de ce qui pourra arriver, ni des cicatrices, ni de la poufsouffle, rien, jamais…Un secret pur et malsain, un secret…Un beau secret, alors que son corps fond, que son corps réagit, que son corps devient humide et prêt, sans même qu’il ne la touche véritablement. Elle parle, elle s’exprime, elle le tente avant de se retirer, sans savoir elle-même où est la logique, sans chercher à comprendre…Et Lucy ne comprend jamais ses actes, rien de tout cela ne l’intéresse. Elle agit, impulsive, elle fait comme elle le désire, sauf…Avec lui. Tout est différent, d’autres règles, d’autres attentes, d’autres folies. Tantôt glacée comme la mort, tantôt brûlante comme le feu du dragon, à qui se vouer ? Il resserre son étreinte sur sa gorge, l’air passe difficilement, son pouls s’accélère encore, et elle ne réagit pas, ne gémit pas, ne supplie pas, non, elle laisse l’engourdissement parcourir ses membres, elle regarde les petites étoiles danser devant ses yeux, semblables à celles du dessin dans son sac, et des nombreux autres, dragons, toujours des dragons…« Tu apprendras qu'il ne faut pas jouer avec le serpent... Car même si l'aigle peut le prendre dans ses griffes, il préférera mordre et choir que rester prisonnier. » Il passe dessous son pull, sa main est froide, contre sa peau en feu, alors que la baguette appuie plus fort, brûle plus ardemment, et ses cuisses la trahissent sans qu’elle en ai honte. Il ne posera pas sa main plus bas, et quand bien même. Son ventre trésaille, elle le regarde : « Je ne suis pas un aigle… » souffle-t-elle, sans rien ajouter d’autre, laissant planer le mystère, l’incompréhension, sur sa phrase énigmatique alors qu’il se rapproche d’elle, et, soudain, leurs lèvres sont scellées.
Ses traits ne montrent pas de surprise, alors que son cœur s’emballe, à mesure que ses lèvres caressent les siennes avec ardeur, avec désespoir, presque, comme s’il cherchait un peu d’oxygène, rien qu’une goutte, ou peut-être voulait-il aspirer son espoir, ses rêves, aspirer ce qu’elle était, contrôler et détruire, comme tous ceux de son espèce. Elle sait ce que recèle son bras, elle s’en fiche, parce qu’elle ne hait pas les mangemorts, bien qu’elle les trouve stupides, de vendre ainsi leur liberté à un homme qui ne la mérite assurément pas. Rien n’est plus important que la liberté pour Lucy, et cela devrait l’être aussi, pour Drago. Ainsi, elle ne le repousse pas immédiatement, répondant à ce baiser ardent où les langues ne tardent pas à s’en mêler, ballet infernal, alors que les mains de la bleu argent se perdent dans ses cheveux, le maintenant contre lui, l’imitant ainsi, griffant le crâne d’où sortent ces mèches blondes, presque blanche. Il lui semble que le temps s’arrête, que penser et respirer est inutile, ainsi elle se rend à peine compte du fait qu’elle rompt ce baiser pour poser ses lèvres contre sa joue meurtrie, alors que sa langue sort aspirer le sang qui, déjà, sèche le long de l’estafilade laissée par ses ongles. Elle goûte le nectar, un pâle sourire fleurit sur ses lèvres humides : « Le même goût que celui d’un autre. » lui murmure-t-elle alors au bord de ses lèvres, d’un ton presque désolée, de lui annoncer la nouvelle terrible que non, son sang n’avait strictement rien de différent, ni à la couleur, ni au goût, ni en quoi que ce soit. Qu’il était aussi rouge que celui d’un moldu, d’un sang de bourbe, d’un sang-mêlé, aussi rouge que le sien, et que le sucer était aussi malsain que de sucer n’importe quel autre extrait d’hémoglobine.
Sa main droite effleure à nouveau sa joue, alors que leurs lèvres sont proches, et la gauche déleste la baguette, pour caresser le bas de son ventre. Elle laisse courir sa main contre la chemise immaculée du serpent, et défait avec habileté les deux derniers boutons, avant de glisser sa main froide, comme morte, contre sa peau, et de serrer les griffes, pour déchirer la tendre clarté pure de son flanc, jusqu’à son ventre, jusqu’à un peu plus bas, où elle sent la pression contre son pantalon. Alors elle remonte son regard, qui s’était perdu quelque part entre leurs deux corps, lui offrant d’étranges images, étranges…Et agréables, peut-être, oui… « Je croyais que le serpent prenait, que ton sang avait tous les droits…Que si tu le veux, tu te sers, alors…Pourquoi tu ne m’as pas encore prise, Malefoy ? Pourquoi n’ai-je pas les jambes écartées par la force, pourquoi est-ce que tu n’es pas encore à l’intérieur ? » Elle murmure, sa voix devient basse, et ses yeux semblent soudain s’animer d’un souffle de vie, d’une étincelle de feu, étincelle de dragon, alors qu’elle sent son tatouage s’animer dans son dos. « Tu as peur, petit serpent. » Une affirmation, pas une question. Il sait qu’elle se débattra, pour le jeu, pour l’expérience, parce qu’ils en ont tous les deux besoins, un besoin vital, de ce qui arrivera. Et peut-être a-t-il peur, que tout change, qu’elle se mette à pleurer, cœur brisé, le réclamer à grands cris, menacer de se jeter du haut de la tour d’astronomie pour qu’il la remarque, peut-être, oui, croit-il qu’elle sera comme n’importe quelle autre, qu’elle tombera amoureuse et voudra qu’ils soient en couple, qu’il soit fidèle…Non, Lucy s’en fiche, Lucy n’aspire pas à toutes ces idioties. Lucy aspire au moment présent, et la rage qui brûle dans sa poitrine se mêle au désir, la haine côtoie l’envie, et l’une pousse l’autre, l’alimente, pour former un brasier ardent dans lequel ils se brûleront durant la nuit, et qui s’éteindra au petit matin, pour laisser place à des cendres…
On oublie rapidement, à quoi ont pu ressembler les cendres.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Lun 19 Sep - 15:50

Je ne suis pas un aigle… Qu'entendait-elle par là ? Sous-entendait-elle qu'elle ne le prendrait pas dans ses griffes, qu'elle n'essayerait pas de le dérober au monde ? De le garder rien que pour elle ? Dans un sens, cela soulageait Drago et lui donnait envie de tout démolir. Il avait à la fois envie de garder sa liberté, de pouvoir toujours passer de filles en filles comme son envie le prenait... Mais d'un autre côté, il voulait qu'elle montre de la jalousie, de la possessivité, qu'elle clame qu'il était sien et à personne d'autre. Mais peut-être en attendait-il trop de sa part. Peut-être se croyait-il un peu trop important à ses yeux. Après tout, qu'était-il d'autre que celui avait qui elle se crêpait le chignon à longueur de journée ? Qu'était-il d'autre que celui qu'elle aimait détester ? Il se rapprocha, comme pour lui intimer sa présence. Il est bien là, en face d'elle. Il la contrôle à l'instant de sa main sur sa gorge. Il n'aurait qu'à serrer un peu plus, juste un peu, pour que l'oxygène manque. Cependant, il plaqua son corps entre le sien et le mur, glissant cette même main dans ses cheveux pour lui faire relever le visage, pour plonger ses prunelles bleu acier dans les siennes d'un ambre profond. Et il posa ses lèvres sur les siennes avec toute la possessivité et l'ardeur qu'il aurait aimé ressentir chez elle. Elle était son souffre-douleur, son insupportable Serdaigle, et ce même si elle défiait les autres Serpentards. Après un instant, Lucy noua ses mains dans ses cheveux, répondant au baiser avec autant d'ardeur. Une parcelle de Drago en fut soulagé. Une autre presque dégoûtée qu'elle cède ainsi... Mais c'était si bon. Il la goûtait, la respirait, voulait se fondre en elle par ce baiser. Ses ongles griffèrent son crâne mais il n'en avait cure. Il ne se souciait ni de ce qui pourrait arriver, ni de qui pourrait arriver, ni de respirer, ni de se détacher d'elle pour lui asséner une réplique cinglante. Non, rien.

Le temps aurait pu se poursuivre ainsi indéfiniment mais elle mit fin au baiser. Le jeune homme poussa un grognement avant de sentir ses lèvres sur sa joue meurtrie. Ça ne faisait pas mal, pas vraiment. D'ailleurs, un long frisson descendit le long de son échine alors qu'il sentit sa langue chaude et humide contre sa peau. Le même goût que celui d’un autre. Un éclair de colère passa dans les yeux de Malefoy et il tira de nouveau sur les cheveux courts de la brunette, exposant sa gorge. Oh, évidemment, il n'était pas un vampire ni un loup-garou, il n'avait rien à tirer de la mordre à la gorge ou de faire couler son sang. Pourtant, il posa ses lèvres sur ce cou délicat, laissa sa langue les franchir, humectant cette peau douce, et la mordilla, toujours un peu plus fort à mesure qu'il descendait vers sa clavicule. Il mordit plus fort cette fois, juste dans ce creux tendre, laissant une marque rouge, qui virera au violet et au vert au fil des jours, puis il releva la tête alors qu'elle posait de nouveau sa main sur sa joue, leurs lèvres si proches, une nouvelle fois. L'autre main de la jeune femme quitta enfin la baguette du serpent argenté pour venir se poser sur le tissu de sa chemise avant d'en défaire habilement quelques boutons. Son corps tressaillit alors que Lucy posait sa main froide sur sa peau brûlante. Il suivit du regard cette main, qui griffait son flanc et son ventre avant de se poser sur la chair tendue et palpitante emprisonnée dans son pantalon. Drago inspira profondément et croisa le regard de la jeune Serdaigle, ses yeux emplis d'un feu dévorant. Oh oui, il voulait la prendre. Je croyais que le serpent prenait, que ton sang avait tous les droits…Que si tu le veux, tu te sers, alors…Pourquoi tu ne m’as pas encore prise, Malefoy ? Pourquoi n’ai-je pas les jambes écartées par la force, pourquoi est-ce que tu n’es pas encore à l’intérieur ? Un nouveau frisson le parcourut de part en part, suite à ces paroles, au ton de sa voix, à l'étincelle qu'il voyait dans ses yeux, répondant à la sienne. Il avait envie de l'embraser toute entière. Il avait envie de la faire se consumer de désir et de passion. Il voulait la voir brûler de l'intérieur alors qu'il la prendrait, là, maintenant.

Tu as peur, petit serpent. Un nouvel éclair de colère passa dans ses prunelles glacées. Il avait envie de lui répondre que jamais il n'avait peur. Surtout pas d'elle. Que jamais la crainte ne faisait battre ses veines comme à cet instant le désir le faisait. Mais tout ce que ses yeux pouvaient exprimer était la colère, la colère et deux mots : « Parfois, oui ». Mais jamais il ne les prononcerait. Jamais il ne laisserait quiconque s'en rendre compte. Alors qu'il s'empara encore brutalement de ses lèvres, les lui mordillant. Sa main gauche se glissa dans son dos jusqu'à sa cuisse qu'il remonta sur sa hanche. Sa main droite s'aventura sous la ceinture du pantalon de Lucy, caressant la peau fragile de son aine, descendant toujours plus bas. Oui, Drago avait peur. Il avait peur de ce que ce qu'il commençait change leur relation. Il avait peur que tout devienne compliqué. Il avait peur que s'il venait à bout de son désir, rien ne soit plus pareil. Pourtant, dans le fond, peut-être que tout deviendrait plus simple après ça. Il détacha ses lèvres de celles de Lucy et les fit glisser le long de sa gorge, léchant, mordant, jusqu'à atteindre échancrure de son chemisier. Les doigts de sa main droite effleurèrent la douce toison entre les cuisses de la jeune femme. Son autre main remonta encore un peu sa cuisse sur sa hanche tandis que son corps se plaquait contre le sien. Oh oui, il la voulait. Ses doigts glissèrent encore plus bas et il sentit l'humidité de son corps. Drago poussa un grognement presque animal contre sa peau et mordilla le haut de ses seins avant de venir poser ses lèvres sur celles de la jeune femme. Un nouveau baiser dévorant, impatient, fébrile. Alors qu'il resserrait encore son corps contre celui de la Serdaigle, le jeune homme glissa ses doigts en elle, et un frisson parcourut son corps alors qu'il prenait mesure de l'intimité humide de sa victime. Mais était-elle vraiment une victime ? N'était-elle pas consentante ? Ou au moins à moitié ? Il tira sur ses lèvres avec ses dents, plongeant à nouveau son regard dans le sien. Ce qu'il cherchait à y lire ? N'importe quoi. N'importe quoi tant que ce n'était pas de l'indifférence la plus totale. Il pouvait supporter la haine, l'amour, la fascination, le dégoût, le plaisir... mais l'indifférence... Le Serpentard commença à bouger ses doigts, lentement d'abord puis de plus en plus vite, lisant toujours les émotions sur le visage de Lucy. Il ne voulait pas la prendre ainsi. Il voulait la prendre vraiment. Mais avec son esprit de contradiction et les paroles de la jeune femme qui semblait le pousser à assouvir ses pulsions, il avait décidé de faire durer le plaisir, durer l'instant, la mener jusqu'à l'insupportable, se mener jusqu'à l'insupportable avant de leur accorder la délivrance. Oh oui, évidemment qu'il voulait se sentir en elle. Il voulait la faire sienne. Encore et encore. Il mordit si fort la lèvre inférieure de la jeune sorcière que du sang perlait. Un goût cuivré envahit la bouche de Drago. Il était peut-être vrai que tous les sangs avaient le même goût... Peut-être. Le serpent n'a pas peur. Il ne fait que fuir ou contourner le danger pour agir au bon moment et au bon endroit... répondit-il enfin, la voix devenue basse et rauque par le désir.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Lun 19 Sep - 18:45

Il tire sur ses cheveux, et dépose sa bouche contre son cou. Elle sent sa peau être aspirée, elle frissonne, elle aime cette sensation, elle aime la brûlure qui se répand dans son corps, la douleur, lancinante malgré sa faiblesse, elle a envie de la sentir encore d’avantage. Elle veut qu’il la morde à sang, mais il ne fait rien, non, et elle continue ainsi son discours, ses provocations déguisées, elle change d’humeur et de ton comme si de rien n’était, elle ne sait pas elle-même ce qu’elle désire, si elle le veut, lui, ou si elle veut simplement qu’il s’abaisse à la baiser, elle, sang-mêlée, d’une mère sang-de-bourbe…Souillée ? Non, pas réellement, son père au moins est sorcier, mais elle ne fait pas non plus partie des fanatiques qui veulent purifier la race et renier leurs origines, elle n’est pas sa sœur, et jamais n’approchera la stupidité de celle-ci. Alors que fait-elle la, collée contre ce mur, le corps de Malefoy brûlant, battant à l’unisson du sien, et ses cuisses humides, qui veulent être maltraitées, encore, brûlées, elles aussi, alors qu’il la prendrait contre ce mur en la regardant droit dans les yeux pour voir brûler la flamme du désir et du dégoût, parce qu’elle ne l’aime pas, non, c’est pire que cela…Il est son bourreau, qu’elle tente, il est le feu qui la tuera, et elle l’attise dans l’âtre. Elle sait déjà qu’elle signe sa perte mais en bonne masochiste, Lucy ne cesse pas, elle ouvre sa bouche, elle le provoque, et oui, elle sent qu’il a peur, mais pas d’elle…Elle touche presque du doigt la raison de sa colère ; c’est le désespoir. Il craint une chose, Lucy ne sait pas quoi, et Lucy ne veut pas le savoir. Elle n’a pas envie de devenir sa confidente, de devenir plus qu’une ennemie privilégiée, elle veut simplement…Suivre son impulsion, sans conséquences. Elle ne se mourra pas de jalousie, ne menacera pas de se suicider en le voyant avec une autre, non, elle sourira, rictus famélique, et tournera les talons. Parce qu’elle ne l’approchera pas s’il se pavane au bras d’une autre, il y prendrait trop de plaisir, à qualifier cela de jalousie. Elle le regardera, et il lira dans ses yeux le souvenir de la nuit, son membre se durcira, pas pour la sang-pur qu’il tiendra par la main, non, pour elle…Un fantasme nocturne, un fantasme inaccessible, sauf s’il vient la chercher, s’il la trouve, et la prend. Il essaiera de la briser, elle ne se laissera pas faire, elle combattra, et attendra la fin avec dignité, elle est un dragon…Elle est celui de son dessin, celui du dessin précédent, et tous les autres, elle rêve, elle voit du feu danser devant ses yeux, et elle veut s’unir à lui au milieu des flammes…Mais cela reste un fantasme, au lieu de cela, il va la dominer férocement, ce soir, dans ce couloir désert, et elle gémira sûrement…Ou peut-être pas…
Le membre du vert argent est entre ses mains, sans qu’elle ne serre encore. Il la caresse, lui aussi, défait quelques boutons, et passe dessous sa jupe d’écolière pour effleurer sa culotte, et même dessous. Elle sent son humidité couler entre les doigts étrangers, délicatement, on dirait du miel, et son corps la trahit…Elle le veut, oui, elle le veut physiquement, et le reste ? Elle sent sa tourmente, elle va l’apaiser, mais ne cessera jamais d’ajouter une couche supplémentaire à celle-ci. Lucy est ainsi, la tourmenteuse, la terrible, il la déteste, elle le déteste, et la frontière est si mince, entre l’ardeur de la haine et celle du désir, qu’ils sont en train de la franchir. Son index s’enfonce en elle, son intimité se contracte autour du doigt alors qu’elle remonte sa jambe droite contre son flanc, la relevant pour lui laisser de la place, un peu, elle s’ouvre…Alors que sa propre main commence à caresser le pantalon, puis défait à deux doigts le bouton et passe sous le caleçon aux couleurs Serpentard, alors que ses ongles titillent l’extrémité, le bout de son doigt carrasse, il imite l’autre, qui, de plus en plus vite, commence à la réchauffer du froid de l’altitude. Son souffle s’accélère, son cœur également. Plus de doute…Elle le veut, elle l’attend. « Le serpent n'a pas peur. Il ne fait que fuir ou contourner le danger pour agir au bon moment et au bon endroit... » Le timbre de sa voix déclenche un frisson, elle sent même son regard gagner un soupçon d’intensité, ne plus être complètement gelé, c’est le feu, un feu différent, celui du désir, qui la ramène à la vie…C’est toujours le feu. « Le serpent est couard, puisqu’il n’affronte pas en face… » lui chuchote-t-elle au creux de l’oreille, alors que ses doigts se referment sur son intimité tendue, et qu’elle le prend en main de façon plus vigoureuse, allant et venant, mimant en un acte tous ceux qu’elle pourrait accomplir, avec sa bouche, avec son intimité, avec tout ce qu’il désirerait, et ces gestes l’excitent, elle aussi. Ses paupières se ferment, elle laisse la sensation monter, son intimité se contracter, le désir la posséder, un feu ardent l’animer, le souffle de la vie revenir en elle. « Si le serpent veut vaincre il doit être plus fort et asservir sa proie… » Basse, mystérieuse, elle relève ses iris en train de fondre vers son ennemi et le laisse lire l’étendue de la dépravation dans laquelle son imagination l’a déjà entraînée.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Mer 21 Sep - 19:40

Alors qu'il continue de la toucher, de l'explorer, Lucy remonte sa jambe sur sa hanche, comme pour l'inviter plus loin, plus profond. Les yeux rivés aux siens, Drago veut lire, boire son âme. Il veut savoir à quoi elle pense. Il veut savoir ce qu'il adviendra après. Il veut savoir ce qui l'attendra demain au détour d'un couloir, après un cours. Il veut savoir si elle continuera de lui tenir tête et de l'envoyer valser à travers les pièces ou si elle l'évitera, ou si elle se contentera de l'ignorer superbement. Il voudrait que tout reste pareil et que tout change. Il voudrait à la fois pour s'accrocher à quelque chose, quelqu'un, dans ce monde de fous et à la fois se perdre dans les méandres du néant. Pourquoi n'a-t-il pas les mêmes pensées que d'habitude ? Pourquoi ne pense-t-il pas que ce sera juste une rumeur de plus sur son compte, une rumeur que d'autres lanceront, propageront et écouteront ? Pourquoi ne se réjouit-il pas que, de nouveau, il sera au coeur des conversations et qu'il fera bouillir de rage celle qui l'imagine être sien ? Oh non, bien loin de lui l'idée d'appartenir à quiconque. Si Astoria s'imagine qu'il va laisser tomber ses divagations pour ses beaux yeux, elle s'enfonce le doigt bien loin dans les siens, jusqu'au coude même. Mais alors, pourquoi ne pense-t-il pas pareil ce soir ? Pourquoi cette aventure avec la Serdaigle doit-elle rester secrète à ses yeux ? Pourquoi, en quoi, est-ce différent ce soir ? Il frissonne au contact des doigts de Lucy sur son membre dur et tendu. Toutes ces préoccupations stupides sont balayées. Synchronisé avec Lucy, Drago respire plus vite, son coeur bat plus vite aussi. Il pose son front contre celui de la bleu argent, ses doigts glissant toujours plus vite en elle. Il ne veut plus de ce simulacre de fusion. Il veut plus. Il veut se sentir en elle, la sentir autour de lui. Il veut la posséder. Il veut la prendre. La faire sienne. Là, maintenant. Pour toute la nuit ou juste pour quelques minutes. Son esprit ne pense plus très bien. Il perd toute notion de tout. Le serpent est couard, puisqu’il n’affronte pas en face… Drago sert les mâchoires alors qu'il sent son souffle sur sa joue, tout près de son oreille. Ses paroles sont comme l'acide. Elles le rongent de l'intérieur, le détruisent, le brûlent. Pourtant, il en veut encore. Il ne pourrait supporter qu'elle se montre docile et conciliante. Il la veut rebelle et effrontée. Il ne veut pas d'une soumise, ni d'une faible d'esprit. Il la veut elle, tout entière. Il la veut cynique et dégoûtée. Car est là sa passion.

Elle continue de le caresser, toujours plus intensément, toujours plus vite. Son souffle se fait haché dans le cou de la Serdaigle. Il a envie de la prendre si fort, si violent, comme le serpent qui se jette sur sa proie pour n'en faire une bouchée. Il tire de ses dents sur la peau tendre de sa gorge avant de plonger de nouveau son regard dans celui de la jeune femme. Il tressaillit face à ce mélange d'émotions et d'images qu'il y voit. C'est à la fois dérangeant et terriblement excitant. Il n'en peut plus. Il voulait la mener au paroxysme de l'insupportable et pourtant elle y parvient avant lui. Ciel. Il s'empare de sa bouche une nouvelle fois, la goûtant, la suçant, la mordant même, à nouveau, tellement le désir et l'envie résonnent dans son corps. Le sang perle sur sa lèvre. Il le lèche encore. Il tire sur cette partie pulpeuse et enflée. Puis ses doigts quittent l'écrin humide de Lucy. Ils rejoignent les siens autour de son membre, les caressant doucement, lançant la propre liqueur de la jeune fille sur ses doigts. De nouveau, il se noie dans son regard. Il a l'impression d'être perdu au bout du monde et de faire enfin quelque chose de sensé. Est-ce sensé ? Culbuter une Serdaigle sang-mêlée dans les couloirs alors que les autres sont en train de déguster leur dessert ? Est-ce vraiment ce que l'on attend de lui ? On attend qu'il méprise ceux qui n'ont pas le sang immaculé... mais de là à les prendre sauvagement contre un mur de pierre froide ? Si le serpent veut vaincre il doit être plus fort et asservir sa proie…Soit. Qu'il en soit ainsi. Il y avait quelque chose de perturbant dans ces paroles. Cette phrase religieuse en plein milieu de ce qu'ils faisaient... Non, Drago ne croyait pas le moins du monde en Dieu. Quel sorcier pouvait bien croire en cette unité supérieure de toute façon. Des doigts enroulés autour de ceux de Lucy et de son membre turgescent, il le guida jusqu'à l'intimité humide de la jeune femme.

Alors que Drago croise le regard de celle qu'il s'apprête à prendre, il y voit de l'or en fusion. De la dépravation. De l'envie. Du désir. Des images de tout ce qu'ils pourraient bien faire. Maintenant ou un autre jour. Il frissonne à nouveau et ne cherche pas à réfléchir plus longtemps. Il n'a pas à réfléchir avec Lucy. Juste à être lui. À prendre. À s'emparer de ce qu'il veut. À maudire, jurer, blesser, mordre. Prendre encore et encore. Un battement de paupières et il plonge en elle sur toute sa longueur. Elle est si chaude, si humide, si offerte. Sa main remonte le long de sa hanche, de ses côtes, pour se glisser sous son soutien-gorge pour caresser, presser son sein. L'autre se perd dans ses cheveux, tire sa tête en arrière alors qu'il plonge son visage dans le creux de son cou. Il serre les dents, pousse un grognement alors qu'il plonge en elle encore et encore. D'abord lentement, pour la sentir si humide mais si étroite autour de lui, la sentir sur toute sa longueur. Sentir le moindre millimètre de son être. Puis il perd le contrôle de son corps, sa main s'ouvre et se ferme sur ses cheveux, ses doigts s'enfoncent dans la chair tendre de sa poitrine, le rythme s'accélère et il ferme les paupières, vigoureusement. Qu'y-a-t-il de différents des autres fois ? Pourquoi est-ce plus intense ? Pourquoi ? Il s'enfonce en elle avec un plaisir délectable. Un plaisir malsain. Pourquoi était-ce si bon alors que ça lui semblait si mal ? Baiser une sang-mêlée. On lui aurait dit qu'il gâchait sa semence, qu'il la souillait. Mais il n'en avait cure. Il voulait Lucy, il la prenait. Je vois, je veux, je prends. Ça avait toujours fonctionné comme ça... Alors pourquoi ce soir, cela paraissait différent ? Drago rejeta la tête en arrière alors que son corps claquait contre celui de Lucy. Il ouvrit les yeux et rechercha le regard de la Serdaigle. Oh, Téthys... Sa voix était caverneuse, reflétant la flamme qui brûlait dans ses yeux et dans son corps. Il savait pertinemment qu'elle détestait ce prénom. Pourtant, s'il l'utilisait, ce n'était pas tant pour l'ennuyer que parce qu'il aimait sa sonorité.

Un nouveau frisson le parcourut. Son regard affamé toujours rivé à celui de la jeune femme, il dévora ses lèvres dans un baiser passionné et fougueux, possessif. Ses doigts griffèrent sa nuque alors que les autres pressaient sur les reins de son amante d'un soir pour l'empaler encore plus profond sur son membre si dur, si long, si tendu que ç'en était presque douloureux. Un nouveau grognement s'échappa d'entre ses lèvres serrées. Leurs corps claquaient l'un contre l'autre et contre le mur. Drago voulait aller toujours plus loin, toujours plus profond. Il voulait l'emplir entièrement de son corps. Il voulait la consumer et se consumer en elle. Il voulait qu'il ne reste que des cendres, rien que des cendres. Il sentait son corps vibrer en harmonie avec celui de Lucy. Et il ne s'était pas senti aussi bien depuis longtemps. Que ce soit perdu dans le corps d'autres filles, au bras d'Astoria à prétendre une quelconque relation, seul à se cacher. Mais la question qui restait à flotter dans son esprit, bien qu'occultée par des nuages épais de luxure et de plaisir, était : Pourquoi Lucy ? Pourquoi avec elle ? Elle si insupportable. Peut-être était-ce là la raison. Peut-être était-ce parce qu'elle le rendait tellement fou. Parce qu'elle était une des rares à faire fleurir la moindre émotion en lui. À attiser cette colère qui faisait fonctionner son corps comme une bombe nucléaire prête à exploser tout en la soufflant d'un revers de main. Comment pouvait-elle le rendre si irascible et en même temps le « calmer » ? Sa bouche trouva une nouvelle fois le chemin de sa clavicule, enserra sa peau entre ses lèvres et ses dents, la suçotant d'abord avec avidité avant d'y planter fermement les dents à mesure que le plaisir montait par vagues, encore et encore, encore plus haut, toujours plus loin. Il n'était pas loin de cette délivrance. Délivrance qu'il aurait déjà atteint avec la Poufsouffle. Si vite, trop vite. Ce n'était pas ce qu'il voulait, en définitive. Il ne voulait pas d'un coup rapide dans un couloir. Ça ne servait à rien pour se débarrasser de sa colère. Il fallait que ça dure un peu plus longtemps. Qu'il ne perde pas le contrôle tout de suite. Qu'il se noie dans cette douleur euphorisante de son muscle à la limite de se rompre pour étouffer la colère. Seulement à cet instant, il pourrait tout lâcher. Pas avant. Alors il serra les dents sur la peau tendre de Lucy, essayant de contrôler son corps si insubordonné.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Sam 24 Sep - 20:37

Soit, qu’il en soit ainsi. La sentence tombe, la victime subit l’assaut de cette bouche terrible qui lui dévore la chair, comme un animal en chasse qui a plaqué sa proie au sol et déchire nerfs, muscles et tendons pour accéder à la chair tendre et assaisonner sa viande d’une sauce sanguine purement excellente, relevée d’un soupçon de terreur…Sauf que Lucy n’a pas peur, non, elle est excitée, et chaque douleur lui donne chaud, à l’intérieur, elle a envie qu’il continue, que sa bouche morde plus fort jusqu’à en arracher un morceau de chair, que ses ongles s’enfoncent dans sa peau pâle et dépourvue de cicatrices véritables pour créer de nouveaux sillons, les uns sanguinaires, les autres brûlants, et elle veut goûter au mélange des deux, elle veut ressentir la chaleur délicate qui se propage, la chaleur de la douleur. Et c’est la que le membre de Drago, tendu, prêt à venir chercher son dû, s’approcher de son intimité détrempée à outrance, vulgaire petite pute, voilà comment elle se sent, sale, à se donner ainsi dans un couloir alors que n’importe qui pourrait arriver, sale, à vomir, on devrait lui cracher dessus, pour déroger ainsi à ce qu’elle peut croire, pour se laisser aller si facilement à celui qu’elle hait, et pourtant…Non, non, elle a juste envie qu’il entre en elle, et qu’il la prenne fort, si fort qu’elle aura mal, il ira loin, trop loin et l’irritera, la blessera, et elle n’en aura cure, les paupières closes, chaque enfoncement douloureux sera synonyme d’extase nouvelle, à mesure, proportionnel, comme on dit en arithmancie. Il relève sa jambe en peu plus fort, et son membre libéré approche, avant de s’enfoncer, lui arrachant un petit bruit, un gémissement, elle se contracte autour de ce membre qui la pénètre, son excitation est purement visible, alors que ses ongles commencent à détruire sa chair, tout en la prenant, un coup, deux, trois, il entre et sort, puis mieux retourner à l’intérieur, et elle commence à haleter, incapable de respirer. Si au début il semble perplexe, hésiter sur un point, cela ne dure pas, il la prend, elle sent qu’il la veut et cela aussi, a le mérite de l’exciter. « Oh, Thétys… » L’étincelle se transforme, la chaleur de l’excitation devient celle de la colère, alors que les doigts de la serdaigle s’enfoncent dans la peau du serpentard, des griffes d’aigle? Non, celles du dragon. Ses ongles sont longs, acérés et terribles, ils semblent incassables, alors elle donne un coup, sévère, et les lambeaux de peau s’arrachent à mesure, laissant le sang ruisseler, plaie à vif sous la chemise blanche…Plus tant qu cela. Oui, la chemise a changé, elle se teint de rouge, rouge sur blanc, un joli blason…Bien vulgaire, le blason de la maison des pervers psychotiques, la maison des deux adolescents, et celle de bien d’autres, mais ils seraient au moins préfets-en-chef, ils battent des records…Oui, elle se le dit, alors qu’il réplique en l’embrassant, avec une sauvagerie digne d’un animal en ruth…L’était-il ? Etais-ce cela, que voulait Drago Malefoy ? Un coup rapide dans un couloir ? Et quand bien même, Lucy ne s’intéressait pas à a suite des évènements, elle ne pensait pas à comment elle allait se comporter, bien qu’elle le sache d’avance. Elle n’ira pas pleurer, ni se pavaner, elle gardera un semblant de secret, et continuera à jouer son rôle d’enquiquineuse, d’entretenir la haine brûlante, qui rend le fait d’avoir en elle son membre tellement extatique. Elle a envie de pousser de petits cris, pareille à une femelle en chaleur, mais ses dents s’enfoncent dans les lèvres de Malefoy pour ne pas tomber si bas : « Pas ce prénom, bâtard. » souffle-t-elle, et son regard brûle à nouveau du feu de la provocation. Bâtard, oui, elle est en train de se faire baiser par un bâtard, un enfoiré au sang pur pourtant, mais qu’elle qualifiera toujours ainsi, simplement pour l’énerver. Elle se fait prendre contre le mur d’un couloir, triste constat, et elle aime, elle adore, elle en veut encore, de ses ongles dans sa peau, de ses lèvres qui arrachent les siennes, elle veut même du feu en train de couler sur sa peau, elle veut se consumer, de toutes les façons possibles, et son membre gonflé en est une parmi d’autres…La baguette est si proche…« Serpent bâtard… » susurre-t-elle, alors qu’elle lève son autre jambe en s’accrochant autour de la taille du vert argent, ses bras enroulés autour de sa nuque, elle se laisse faire, elle se laisse prendre, et elle soufflé, elle halite, les paupières à demi closes. A quoi pense-t-elle ? Mystère, même pour elle. Lucy songe à un tas de choses, elle songe à Malefoy, elle songe à son membre, elle pense au sexe, elle visualise les conséquences, elle prend des décisions, des résolutions, celle de ne pas être simplement « la fille avec qui il trompe sa copine » non, pas la, pas le petit la minuscule, non, le grand, LA fille, celle avec qui il ne devrait pas se mouiller, avec qui sa semence ne devrait pas se gâcher, alors qu’il continue de la besogner contre ce mur, et qu’elle continue d’en redemander, en contractant le bas de son ventre autour de sa verge, sans même y prendre garde. Elle le voit, le visage fermé, il semble perdu, concentré, elle sait qu’il veut tenir. Honneur masculin ? Non, il est réputé pour simplement tirer son coup…Un mince sourire énigmatique au possible fleurit sur les lèvres de la jeune femme, alors que les mots sortent, sans même qu’elle n’y pense : « C’est la peur de gâcher ton sperme qui te retient, petit serpent ? Peur…Encore de la peur. Peut-être que c’est elle, que tu devrais baiser. » Un murmure, un conseil, un sous-entendu, peut-être plusieurs, ou une façon de lui dire qu’elle sait au fond d’elle-même ce qui le pousse à être ainsi…Pourtant, Lucy s’en fiche, elle l’a toujours dis, il n’est qu’un misérable, et elle n’a pas changé d’avis. Peut-être est-elle misérable elle aussi, ou peut-être est-elle une menteuse…Ou peut-être les deux. Lucy est tellement de choses.
Douleur dans le crâne, ses cheveux semblent ne plus lui appartenir tant il tire dessus, douleur dans le cou, où la double morsure la lance, au point de sentir un filet de sang couler, et douleur entre les cuisses, parce qu’elle est mise telle qu’elle, elle veut le sentir jusqu’à en avoir des larmes de douleur roulant sur ses joues pour s’écraser sur le sol gris, froid, du château ancestrale. Elle le veut encore, un traumatisme, oui, elle veut qu’il soit son traumatisme, ainsi elle le haïra toujours, et lui continuera de la martyriser, jusqu’à ce que l’un des deux gagne…Un seul.
Elle glousse, le son se perd dans un souffle haché. Un seul…Un. D’avance tout est décidé.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 25 Sep - 16:07

Un gémissement s'échappe d'entre les lèvres de Lucy alors que Drago plonge en elle. Il n'aurait pas pensé pouvoir lui tirer ce genre de sons. Et pourtant... Non, elle n'était pas comme toutes les autres, à gémir, à implorer qu'il la prenne encore plus. Non. Elle avait peut-être gémi mais elle n'en restait pas moins la jeune femme qu'elle était. Elle s'offrait peut-être à lui, là, dans ce couloir, si près de ceux qui pourraient finir leur repas et gagner leur dortoir. Là, comme si c'était une ruelle sombre et lui le client d'une sombre nuit de plus. Elle se contracte autour de lui et son souffle se fait haché. Il aime la sentir si étroite et si humide autour de lui. Il la veut, la désire tellement que ça lui enflamme les sens. Il n'est plus apte à penser correctement, à réfléchir et à comprendre. Non, il n'est plus qu'animal, instinct primitif. Il la veut, il la prend. Toujours plus fort, toujours plus loin. Il ne veut pas que ça s'arrête. Il a l'impression de tomber dans un néant infini de plaisir, de désir, d'envie et de douleur. Pourtant, deux mots s'échappent de ses lèvres et il sent le désir de son amante se changer en colère alors que ses ongles longs lacèrent sa chair. Il sent le liquide rouge imbibé sa chemise, chaud, épais, puis seulement la douleur remonte le long de ses nerfs engourdis par la luxure. En réponse à cette attaque, il plonge de nouveau en elle, plus fort, plaque son corps contre le sien et s'empare de ses lèvres avec fougue. Il perd toute conscience alors qu'il s'enfouit en elle, entrant, sortant, toujours plus vite, toujours plus loin. Il a envie d'attendre le centre de son être. Il a envie de l'explorer, de connaître son corps par coeur. Ses mains s'égarent sur sa peau de nacre en de caresses pressantes et insistantes. Il s'arrête parfois, ses doigts s'enfonçant dans sa chair. Elle aurait sûrement des bleus. Peu importe. Il étouffe un grognement alors qu'il sent ses dents se resserrer sur sa lèvre. Pas ce prénom, bâtard. Il la fait taire d'un coup de reins puissant tout en lui jetant un regard mauvais. Bâtard. Comment pouvait-elle le qualifier de bâtard alors qu'il n'y avait pas plus pur que son sang. Serpent bâtard… susurre-t-elle encore en enroulant son autre jambe autour de sa taille. Il la plaque de nouveau violemment contre le mur, tant pour la punir de son affront que pour s'aider à la soutenir. Une de ses mains se glisse sous ses fesses, l'autre claque contre le mur juste à côté du visage de la Serdaigle.

Ses doigts s'enroulent autour de ses cheveux et il tire son visage en arrière. Il plonge son regard dans le sien. Aussi venimeux que le serpent. Sa lèvre douloureuse, sa chemise tâchée de son sang. Il devait avoir l'air d'un fou, d'un damné. Oh mais il voulait bien être damné s'il pouvait avoir Lucy toute l'éternité. Sifflant entre ses dents, il laissa échapper quelques mots à peine compréhensible. Ne t'avise plus jamais de m'appeler ainsi. Son ton est implacable alors que son souffle est toujours haché. Il tire de nouveau sur ses cheveux, égratignant le cuir chevelu de la jeune femme et ses jointures sur le mur. Il mord une nouvelle fois le cou de Lucy, serrant la chair entre ses dents, à la limite de la percer. Oh il veut la sentir frémir à la fois de douleur et de plaisir. Il veut qu'elle ressente la même chose que lui. Il la veut tremblante, il la veut demandante. Il la veut au bord de l'agonie. Au bord du plaisir ultime. Pourquoi est-ce que ça lui tient à coeur, tout d'un coup ? D'habitude, il n'en a cure. D'habitude, seul son plaisir compte. Oh oui, d'habitude, il se soulage en une petite sang-pur qui traîne par là. Il se soulage à l'intérieur d'une de ces gamines pleurnichantes. Il aime sentir leur peur battre dans leurs veines tout autant que l'extase. La peur de se faire prendre, la peur que la colère ne soit pas complètement étouffée. La peur de se prendre un coup. La peur d'avoir mal tant il y va fort mais d'en prendre du plaisir quand même. Lucy n'a pas peur. Elle est différente. Mais ce n'est pas pour ça qu'il en veut plus, n'est-ce pas ? Ce n'est pas pour ça qu'il ne veut pas tout arrêter tout de suite, se laisser aller, se libérer en elle, non ? C’est la peur de gâcher ton sperme qui te retient, petit serpent ? Peur…Encore de la peur. Peut-être que c’est elle, que tu devrais baiser. murmure-t-elle. Il n'avait qu'à peine pensé à sa semence. Il l'avait déjà perdue dans tant d'autres filles. Certes, la plupart du temps, il s'arrangeait pour qu'elles soient pures... Dans le cas contraire, il se retirait avant... Mais là, c'était encore différent. Puis elle parla à demi d'Astoria. Ses mâchoires se contractèrent. Qu'est-ce qu'il pouvait bien en avoir à faire d'elle ? Il ne l'avait jamais vraiment touchée. Jamais il ne l'avait besognée, que ce soit contre un mur ou dans un lit.

Drago décide de ne pas répondre à cet affront. Pas cette fois. Qu'elle accuse encore une fois d'être trop concentrer sur la préservation de sa semence pour son air concentré si elle le voulait. Mais sa main quitte ses cheveux pour rejoindre l'autre sous ses fesses. Il la remonte un peu plus contre son corps, modifiant légèrement l'angle afin qu'il puisse glisser plus profond en elle. Son membre tendu, si dur, lui fait mal. Il demande la délivrance mais il fait la sourde oreille. Il veut la sentir trembler autour de lui. Il s'enfonce en elle encore plus loin, plus fort, plus vite. Il s'empare de ses lèvres, mêlant leurs souffles hachés. Il glisse en elle si facilement, elle est si humide... Il étouffe un soupir contre la bouche de Lucy. Pourtant, il la veut plus rebelle, il ne la veut pas si offerte. Il la veut aussi combattante que ses paroles. Il veut que son corps se rebelle aussi contre lui, comme le fait son âme. Il la projette de nouveau brutalement contre le mur si bien qu'elle aurait sûrement des égratignures. Il s'enfonce toujours en elle, comme pour trouver un endroit qui ne sera pas humide, pas offert. La sueur colle ses mèches blondes contre son front. Il est là, juste au bord de l'explosion et pourtant il se retient toujours. La question du pourquoi subsiste toujours dans un coin de son esprit mais il sombre toujours plus dans les sensations, celle de Lucy se contractant autour de lui, celle de ses doigts s'enfonçant dans sa nuque, celle de son corps si près du sien. Il déglutit péniblement, il a la bouche sèche à force de respirer si fort.

Sa langue retrouve le chemin de sa gorge, lèche doucement le sang qui a coulé le long de son cou, comme si ça pouvait lui permettre de ne plus avoir la bouche sèche. Il mordille encore cette zone déjà abîmée. Il la sent se contracter autour de son membre à l'agonie, encore une fois. Si elle continuait ainsi, il ne parviendrait plus à se retenir bien longtemps. Mais peut-être était-ce ce qu'elle voulait. Son bassin allait de plus en plus vite. Le couloir résonnait du bruit de leurs claquant l'un contre l'autre et de leurs souffles difficiles. Sa langue glissa le long de sa gorge, remontant jusqu'à son oreille dont il titilla le lobe. Il ferma vigoureusement les paupières et poussa un grognement alors que son corps se figeait à paroxysme d'une pénétration. Il était si loin en elle. Il se tenait parfaitement immobile mais pourtant son corps se mit à trembler jusqu'à son membre tendu qui se libérait enfin. Il n'avait pu tenir plus. Il frissonnait, maintenant Lucy tout contre son corps, comme s'ils avaient été un vrai couple, des amoureux. Son souffle était fort et chaud contre la peau de la jeune femme. Il remuait encore un peu en elle alors que sa semence se déversait dans son écrin chaud et humide, comme pour préserver encore un peu de plaisir. Maintenant, il ne sait que faire. Son immobilité n'est plus tant due à sa délivrance qu'à la perplexité. Que faire ? Que dire ? D'habitude, il se contentait de se retirer, de remonter son pantalon et d'abandonner la gamine sans un mot. Mais avec Lucy, ça n'allait sûrement pas se passer comme ça. Mais alors comment ? Même s'il était fatigué de leurs ébats, même s'il lui faudrait un peu de temps pour récupérer, il avait toujours envie d'elle. Et envie de lui faire payer pour tout ça. Tout ça quoi ? Ses insultes, leurs ébats. Sa baguette était si près. Ses doigts se posèrent dessus, comme pour s'assurer qu'elle était intacte malgré le fait qu'elle se soit retrouvée entre eux deux. S'il était ravi de la survie de sa baguette, il ne pouvait s'empêcher d'effleurer encore la peau — meurtrie par les brûlures précédentes de la baguette — de la sorcière. Non, il n'était pas en train de tomber amoureux d'elle. Jamais. C'était certes sa meilleure partie de jambes en l'air depuis longtemps mais ça n'impliquait pas des sentiments amoureux. Non. Ses doigts quittèrent alors sa peau douce pour s'enrouler autour de sa baguette et la sortir de sous la chemise de Lucy. Il souleva le corps de la Serdaigle pour se retirer et la déposer sur ses pieds. Il referma son pantalon sans regarder son amante. Les sourcils légèrement froncés, il ne savait guère ce qui allait se passer maintenant. Il avait réfléchi à ce qu'il pourrait se passer demain, les jours qui suivraient... mais juste après ? Il n'avait pas pensé à ça. Drago releva alors les yeux vers Lucy. Ils brillaient encore du désir. Un désir qui était mêlé au dégoût — bien qu'il ne sache réellement ce qui le dégoûtait. Toutefois, la colère s'était apaisée, presque disparue elle n'était que très loin derrière. Juste assez pour le faire tenir debout. Car Drago fonctionnait à la colère. Colère qui cachait la peur. Colère qui cachait l'amour. Colère qui cachait la faiblesse.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 25 Sep - 18:19

Le serpent donne un ordre, il exige qu’elle ne l’appelle plus bâtard, et elle lui répond par un sourire épanouit. Bien sur…Lucy obéit toujours, n’est-ce pas ? Il suffit que Malefoy dicte ses désirs pour qu’elle s’exécute, ç’avait toujours été ainsi. Pauvre petit blondinet, qui serait cruellement déçu…Et fâché, oui, elle allait continuer à le provoquer, pour en avoir toujours plus. Elle ne pouvait pas arrêter, lorsqu’il était la, elle devait répondre à ses paroles, elle devait intervenir dans ses actes, elle devait lui jeter des maléfices, le faire rougir de honte devant tous ceux qui étaient ses fidèles, ses amis, soi-disant, et sa catin officielle, devant elle aussi, il rougirait, du bâtard lancé à haute voix, ou de n’importe quelle insulte, avant de s’énerver et d’essayer de lui régler son compte…Sauf que quand ils sont en présence d’autres gens, Lucy ne fait pas l’erreur de tourner le dos pour ramasser un sortilège exprès, non. Ici, elle l’a voulu, elle a ressentit le besoin d’avoir mal, le souffle coupé, la brûlure du sortilège entre ses omoplates et cet instant bénit parmi tous, où le sort rencontre le corps, la vague de douleur, le frisson infecte, voilà ce qu’elle aimait, et ceci…Oui, elle aimait aussi. Alors elle continue de le provoquer, elle lui parle de la peur, elle lui parle peut-être d’autres choses, difficile à dire tant elle est parfois sibylline dans ses paroles. Incompréhensible, même. Et cela le fâche, il mord, il arrache un peu, il serre plus fort et elle sent ses nerfs devenir l’égal d’un feu ardent, alors que ses mains la serrent. Bleu, sa peau se coloriera à l’image de sa maison dés le lendemain matin, puis mauve, violacé, jaune, vert, la partie la moins agréable. Elle n’aime pas cette couleur. Et alors qu’elle y songe, Drago provoque un nouveau bleu, énorme, en jetant son dos meurtri contre le mur, sans lui arracher une grimace, malgré le fait que son souffle se soit coupé sous la violence du choc. Forcée de se retenir à lui, elle force avec ses ongles dans sa peau, comme s’il était sa bouée au cœur de la tempête. Il continue de la prendre avec sauvagerie, il entre son membre en elle, loin, trop loin. Elle sent des vagues de douleur, délicieuses, se répandre dans son ventre et elle ne pousse pas de cris, non, elle halète, son souffle court, contre l’oreille de Drago, et se laisse besogner en sentant la chaleur monter dans le bas de son ventre, et exploser en elle, la faire jouir, dans ce flot incompréhensible de souffles et de provocations mêlées, alors qu’il lèche son cou du bout de sa petite langue serpentine. Elle se contracte, sous l’orgasme violent et douloureux, et cela sonne la fin du premier acte. Elle sent le membre du vert argent bouger en elle, se contracter lui aussi, pour éjecter ce précieux liquide profondément, trop profondément…Il a poussé loin, elle sait qu’elle est blessée mais n’en a cure, elle s’agrippe, le laisse se vider…
Et un vent froid effleure sa peau en sueur, la ramenant à la réalité.

Son monde a changé, ils sont la désormais, l’un contre l’autre, l’un encore dans l’autre, et Malefoy ne semble pas quoi faire, Lucy non plus…Quoi que si, elle sait. Elle va poser ses jambes à terre, se donner quelques secondes pour faire disparaître les fourmillements, puis s’en ira sagement jusque dans la salle de bain, où elle se lavera correctement, pour faire disparaître les éventuelles marques, au mieux. Quoi que, elle gardera les traces de brûlures.
Drago la remet sur ses deux pieds, et il s’écarte. Lucy sent quelque chose de chaud couler entre ses cuisses, et elle baisse les yeux. C’est sa semence, mais pas uniquement. Teintée de rouge, c’est du sang, qui sort de son intimité, et pas celui de ses règles, qu’elle a eu deux semaines auparavant. Les deux liquides mêlés coulent le long de sa jambe tremblante, sa jupe retombe par dessus, sans atténuer l’effet vulgaire, désagréable, et pourtant…Elle lève les yeux, pour croiser le regard de son amant d’un soir. Il est en colère, il est dégoûté, et pourquoi ? Elle se le demande, oui, bien qu’elle a déjà une petite idée. Il s’est usée sur une sang-mêlée, à coup sur, bientôt, il l’accusera d’avoir usé d’un philtre ou d’un maléfice, ou alors s’en ira sans demander son reste. Aux yeux de la serdaigle, ça n’est pas réellement important. Elle n’espérait rien, strictement rien, et d’ailleurs elle ne veut rien envisager avec ce garçon blond. Mensonge, vérité ? Celle connue pour sa franchise se voile quelque peu la face, à n’en pas douter, mais ne s’en rend pas compte. Elle le regarde, le fixe et sait qu’elle devrait avoir peur, comme toutes ces petites idiotes pré-pubères qu’il besognait dans les toilettes, les couloirs, ou les dortoirs des serpentard. Elle sait qu’elle devrait se rhabiller en vitesse et s’en aller, pour ne pas importuner sa seigneurie Malefoy, remercier pour cet instant d’éclat, et disparaître de sa vue. Oui, une autre aurait agis comme cela, mais Lucy n’est pas une autre, Lucy est dangereuse, plus pour elle-même que pour les autres. Ainsi…Lucy se met à rire. Elle glousse, d’abord, les yeux fixés sur ce carnage, possédée par les irradiations de son bas-ventre, la douleur qui la prend, elle pouffe, puis rit, plus franchement, alors que le sang continue de couler entre ses cuisses, blessée qu’elle est par ce membre sans scrupules qui s’est enfoncé trop loin. Elle rit, peut-être sont-ce ses nerfs qui lâchent, peut-être est-ce autre chose, mais elle rit, et soudain tout s’arrête encore, tout bascule, et le coup est partit. Poing fermé, elle a envoyé d’une droite le sorcier au sol, réglant ainsi tous leurs problèmes, d’un seul coup. Elle le regarde, le toise presque, comme si elle était en position de pouvoir le faire. « Tu saignes. » murmure-t-elle, et c’est vrai, la lèvre du serpent a éclaté. Elle glousse à nouveau. Il saigne, elle aussi, ils saignent ensemble. « C’est quoi ce regard, Malefoy ? Je pensais que tu n’appréciais pas la facilité… » Elle sort alors sa propre baguette, et la pointe sur lui, sachant qu’il a déjà la sienne en main, et que d’un geste, ils seront face à un dilemme, à celui qui lance le sort le plus rapide. « J’ai envie aussi, de dessiner… » Au fer rouge de sa baguette, contre sa peau pâle et parfaite de serpent pur, à moins qu’elle ne veuille le contraire ? Elle se fiche de ses cuisses en sang, elle se moque de tout ce qui peut bien couler entre ses jambes, elle attend la suite, elle attend qu’il pousse une porte pour les dissimuler aux élèves qui risquent de quitter le repas plus tôt que les autres, ou qu’ils continuent ici, comme deux chiens en chaleur, et si on les surprend…Advienne que pourra de la réputation du joli blond. Lucy, elle, n’en a aucune, ou du moins, aucune à mettre en péril. Elle n’en a jamais rien eu à foutre, de tout cela, et si elle déteste Malefoy ce n’est pas parce qu’il est fils de Mangemort et sûrement Mangemort lui-même, ce n’est pas parce qu’il est un sang-pur, non, si elle le cherche sans arrêt, c’est simplement parce qu’il est lui et que leurs deux caractères s’opposent, leurs deux baguettes sont ennemis mortelles et si leurs deux corps les unissent, rien ne peut changer, non, rien…La haine brûlera toujours, le dégoût, la colère, les émotions du feu, qu’elle aime encaisser, qu’elle encaissera toujours…
Au fond, sont-ils si différent ?
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Mer 28 Sep - 7:32

Drago se retire d'elle et s'éloigne un peu. Il referme son pantalon sur son membre encore humide. Tout ceci l'a essoufflé. Tout ce qu'il demande est un bon bain chaud et se glisser dans les draps frais de son lit, dans le dortoir obscur de la maison Serpentard. Il n'a envie de rien d'autre que de se laisser glisser dans les bras de Morphée. Il ne veut plus penser à rien, rien qu'à dormir et au lendemain. Les cours, les premiers années à torturer. Rien de plus. Il cligne lentement des paupières et plonge son regard dans celui de la Serdaigle. Il éprouve de la colère, bien qu'atténuée par ce sexe intense, du dégoût, pour lui-même, pour celle qu'il a besognée contre un mur. Pourtant, si ce dégoût semble être le sentiment qu'il est sensé ressentir après un tel acte, il ne peut s'empêcher de ressentir autre chose. Comme un soulagement. Après tout, ça faisait si longtemps qu'il ne s'était pas laissé aller ainsi, abaissant presque toutes ses barrières. Il avait été terriblement vulnérable à cet instant. Durant ce moment où il s'adonnait aux plaisirs les plus primitifs avec Lucy, il avait complètement oublié tout ce qui était important, à cet instant, rien ne l'était plus que celle qu'il tenait dans ses bras... Peut-être était-ce cela qui le dégoûtait. Le fait qu'il ait réussi à perdre pied, à abaisser ses barrières lorsqu'il était profondément en elle et en aucune autre fille qu'il avait pu prendre. La question s'enroulait toujours autour de son esprit. Pourquoi elle ? Puis elle se mit à rire et Drago fronce les sourcils. Que lui arrivait-il ? C'était presque un rire de dément. Pourquoi riait-elle ? Qu'y avait-il de si drôle ? Son regard déserta son visage pour observer les alentours, comme s'il pouvait y trouver une quelconque raison à son hilarité. Mais non. Ses yeux interrogateur se repose sur la jeune femme. Il a à peine le temps de voir le liquide rougeâtre qui coule le long de ses cuisses et d'ouvrir la bouche, de souffler quelques mots Mais qu'est-ce qu— que le poing de Lucy rencontre son visage. Choqué par l'attaque, il tombe et sa lèvre le lance. Il passe le revers de sa main. Les doigts autour de sa baguette en reviennent couverts de sang. Il grogne. C'est la deuxième fois dans la soirée qu'elle l'envoie par terre. Une main pour se redresser à demi, il lui lance un regard mauvais. Tu saignes.Toi aussi. répond-il sur un ton placide. Sa baguette glisse légèrement entre ses doigts mais il raffermit sa prise dessus. Il la lève légèrement, prêt à lancer un sort s'il le faut. L'énergie crépite dans l'air alors que la Serdaigle sort sa baguette à son tour. C’est quoi ce regard, Malefoy ? Je pensais que tu n’appréciais pas la facilité… Il décida de ne pas répondre. Elle a raison, il n'aime pas la facilité. Pas avec les femmes qui l'intéressent un tant soit peu. Voulait-ce dire qu'il était intéressé par la tumultueuse Lucy ? Eprouvait-il quoi que ce soit d'autre que de l'agacement à son égard ? Sûrement, vu comme il l'avait prise contre ce mur.

Drago se releva et se mit en position de duel. J’ai envie aussi, de dessiner… Il ne voulait pas la laisser marquer sa chair. Sa lèvre inférieure lui faisait mal à mesure que le sang séchait sur son menton après avoir goutté sur sa chemise déjà tâchée d'écarlate. Des éclairs rouges crépitent au bout de la baguette de Malefoy alors qu'il s'apprête à lancer un expelliarmus. La lumière fuse alors vers la jeune sorcière. Le sort la percute et si la baguette roule au sol, elle est encore debout. Malgré sa lèvre qui lui fait mal, il a de nouveau envie de dévorer ses lèvres. Il fait un pas dans sa direction, à la fois menaçant et parce que la proximité de leurs corps est électrisante. Il garde pourtant sa baguette pointée sur elle. Il est immobile, attendant qu'elle fasse n'importe quoi. Qu'elle se baisse pour récupérer son arme, qu'elle lève le menton et lui assène une nouvelle réplique mordante, peu importe. Qu'est-ce que tu attends Alcott ? Question à double sens. Il pouvait tout aussi bien insinuer ce qu'elle attendait, voulait de lui ou ce qu'elle attendait pour récupérer sa baguette et riposter. Toujours paradoxal. Il l'avait désarmée et pourtant il lui laissait l'opportunité de ramasser son arme. Il aurait pu la clouer au mur comme un vulgaire moustique, mais non, ça aurait été trop facile. Il aurait pu aussi la frapper lorsqu'elle ramassait sa baguette. Après tout, elle l'avait bien traité de couard parce que le serpent n'attaquait jamais en face. Il avait envie de rester à se battre contre elle tout en ne voulant pas se faire surprendre par les élèves qui risquaient de quitter la Grande Salle d'un instant à l'autre. Il fit de nouveau un pas vers elle, rapprochant de nouveau leurs corps. Si Drago avait été essoufflé par leurs ébats quelques instants plus tôt, sa chair semblait à nouveau en demander. Insatiable, il serra les dents pour contenir ce désir. Le bout de sa baguette rougeoya de nouveau, comme en réponse aux sentiments tumultueux qui se combattaient en lui. Où est-ce que tout cela allait bien pouvoir le mener ? Il grogna de nouveau et amorça un nouveau sort, plus douloureux cette fois-ci...
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Mer 28 Sep - 16:31

Elle veut marquer sa peau, tout comme lui à marquer la sienne, pas pour montrer qu’il lui appartient –c’est faux et stupide- non…Pour l’énerver, et qu’il se venge sur elle ensuite, qu’il vienne et la frappe, qu’il lui lance un sortilège infecte, celui qui démange sa baguette depuis longtemps, elle en est certaine. Elle lui fera prononcer les syllabes interdites, mais avant, elle en veut plus, elle veut quelque chose d’autre, de plus fusionnel, de plus puissant, et si Lucy ne comprend pas ses pulsions, elle se fait un devoir de toujours y céder. Jamais de barrières, jamais d’hésitations, Lucy profite de cette existence, et agit comme bon lui semble sans véritablement se poser de questions, car telle est sa façon d’exister. Drago lance un sortilège, sa baguette vole, et atterrit moins d’un mètre plus loin. Elle n’a qu’à se baisser, et tendre le bras, pour récupérer son morceau de bois enchanté et répliquer, mais elle hésite. Elle ne sait pas ce qu’elle doit faire, elle ne sait pas comment agir, elle a un doute, pour la première fois, elle se pose une question au lieu de suivre son instinct…Car ce même instinct est tiraillé, maudit traître, et la laisse en proie à son cerveau malade, une proie sans instinct de survie, une proie qui veut sentir, ressentir, le feu ardent de la douleur, le feu, celui dont elle est faite, mignonne malade…Elle hésite, et c’est la que tout haut, il pose la question qu’elle se pose tout bas : « Qu’est ce que tu attends, Alcott ? » Et elle ne sait quoi répondre.
Elle attend qu’il bouge, qu’il profite de son désarmement pour pousser le vice plus loin, pour faire couler son sang encore d’avantage et hanter ses rêves –cauchemars ? –encore longtemps. Elle attend qu’il lance les mots lui brûlant les lèves, elle prépare ses cordes vocales pour le hurlement déchirant qui la traversera, elle se demande quelles sensations la prendront, elle se demande ce qui va arriver, exactement, et elle a envie de goûter à tout…Elle veut la brûlure du sortilège, la brûlure infecte de ses nerfs, comme si un dragon la brûlait sur place. Je suis un dragon pas un aigle et elle eut un bref sourire. Qu’attendait-elle d’autre ? L’opportunité de se baisser, pour se battre ? Le sang commençait à arrêter de couler, le sperme se figeait sur ses cuisses, invisible ou presque dans la pénombre. Sa culotte n’était plus qu’un souvenir, les courants d’airs caressaient sa peau nue, sous sa jupe, bien que celle de l’uniforme soit trop longue pour qu’on puisse vraiment se rendre compte du fait qu’elle porte ou pas des sous-vêtements. Sa peau la brûle, sur son ventre, la tiraille, dans son cou, son crâne menace d’exploser, ses cheveux même sont douloureux, et il demande…Ce qu’elle attend ? Oui, qu’attend-elle ? Lucy ne sait pas, Lucy se demande aussi, et son regard passe de sa baguette aux yeux de Drago. Qu’attend-elle ? Que veut-elle ? Pour la première fois, le dragon devient un aigle, et un aigle indécis. Elle veut tout, et rien. Elle veut partir, disparaître et oublier ce qu’ils ont pu partager ici, elle veut brûler ce couloir et les souvenirs qu’il renfermera désormais pour elle. Elle veut aussi recommencer, pousser la porte pas loin, celle d’une salle de classe…Vide ? Non ? Elle n’en a rien à foutre. Elle sait que le dîner va bientôt se terminer, que si suite il doit y avoir, ce sera ailleurs, mais…Peuvent-ils se le permettre ? Un instant d’égarement, oui, un second…Ils devront regarder une vérité qu’ils ne peuvent voir, qu’ils ne veulent voir, têtu petits enfants. Alors, Lucy finit par se décider. Elle fixe le regard sur le sort qui menace de sortir, et elle a pris sa décision, définitive. Elle plonge, juste avant que l’étincelle magique ne sorte, et attrape sa baguette. Au sol, elle la pointe sur Drago et une étincelle s’échappe de la sienne, rouge feu, qui effleure la joue de Drago…
Qui la balafre.
Du sang chaud coule sur sa peau parfaite, alors que Lucy se relève, comme dans un rêve. Le temps semble s’être arrêté, alors qu’elle le toise, à nouveau. Son regard bleu est glacé. « Et toi, Malefoy, qu’est-ce que tu attends ? » rétorque-t-elle finalement, faisant un pas en arrière, pour l’inviter, peut-être, à en faire un en avant ? Sa baguette rougeoie à nouveau, elle lance encore son sortilège, mais cette fois, il est assez rapide pour le dévier. « Qu’est ce que tu veux vraiment ? » murmure-t-elle, et sa baguette se pose sur une pierre et que, d’un coup, une petite étincelle bleue, et un espace se découvre. Passage secret…Pour se battre, ou pour conclure ? A moins qu’il ne dédaigne de le voir ?
Bruits de pas et éclats de voix s’approchent, la décision doit tomber, et vite.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 2 Oct - 9:50

Elle reste là, sans bouger. La baguette su Serpentard rougeoie doucement dans la pénombre du couloir. Le temps passe et semble figé tout à la fois. Il attend qu'elle fasse un geste, qu'elle se baisse pour ramasser sa baguette ou qu'elle s'avance pour lui asséner un nouveau coup. Dans ses yeux, il peut entrapercevoir un doute qu'il n'a jamais vu auparavant. Peu importe ce qu'elle fait, Lucy ne doute pas. Elle suit toujours son instinct, peu importe là où ça peut la mener. Alors pourquoi doute-t-elle à cet instant ? Pourquoi ne ramasse-t-elle pas simplement sa baguette ? La main tenant sa baguette tremble légèrement alors que le doute l'assaille aussi. N'était-il déjà pas en train de s'interroger ? Si, certainement, sinon il l'aurait déjà clouée au mur avec un endoloris. Mais si son corps a envie de la clouer contre le mur, ce n'est pas de cette façon. S'il a envie de l'entendre crier, ce n'est pas de cette façon non plus. Il a envie qu'elle halète son nom dans son oreille, qu'elle ravage de nouveau son dos de ses ongles. Il a envie de la prendre encore et encore. Pourtant, son regard se pose un bref instant sur le liquide séché qui zèbre ses cuisses. Il l'a faite saigner. Il lui a fait mal. Mais elle n'a fait que s'empaler plus profondément sur son membre alors qu'elle devait bien savoir ce qui arriverait à son corps. Elle a semblé aimer cette douleur comme il avait pu aimer la sentir le faire saigner. Sa lèvre, son dos, son torse. Sa chemise teintée de sang collait sur sa peau. Son corps vibra dans son entier alors que son membre à nouveau dur poussait contre son pantalon fermé.

Finalement, il se décide à lancer son sort. Mais il ricoche sur le mur et se perd dans le couloir alors que Lucy se baisse au dernier moment pour attraper sa baguette. Enfin. Un bref soupir s'échappe d'entre les lèvres du vert et argent. Cependant, il en a à peine le temps qu'il sent une nouvelle fois le liquide visqueux s'écouler sur sa joue, le goûtant sur ses lèvres entrouvertes. L'éclair rouge l'a à demi aveuglé, le sort si près de ses yeux. Elle aurait pu le rendre aveugle. Etait-ce son but ou avait-elle visé sa joue ? Et toi, Malefoy, qu’est-ce que tu attends ? Il sert les dents. Il n'a pas à répondre. Sa baguette rougeoie de nouveau mais cette fois, il est près. D'un revers de main, il contre le sort. Il s'avance d'un pas alors qu'elle recule. On aurait presque dit qu'ils dansaient. Une danse dangereuse, macabre, et pourtant... Comme un jeu pour voir jusqu'où l'autre irait. Vous suivrait-il dans ces pas mortels ou laisserait-il tomber et quitterait la piste ? Drago avance. Il continue de danser ce jeu morbide. Il le sent vibrer dans tout son être alors que la porte de la Grande Salle s'ouvre plus loin. Les rires, les discussions arrivent dans le couloir. Les échos le font tressaillir d'autant plus. Tout ceci va se finir ici. Ou se poursuivre autre part. Le choix lui revient comme Lucy lui laisse entendre en ouvrant le passage secret derrière elle. Où mène-t-il ? Est-ce vraiment important ? Qu’est ce que tu veux vraiment ? Il avance encore, posa sa main gauche sur celle de la sorcière qui tient sa baguette, pour l'empêcher s'en servir, sa main droite sur son épaule pour la forcer à reculer. Il fait sombre dans le passage secret mais il n'en a cure. Il ne sait pas où il mène mais ça ne l'inquiète pas plus que ça. Son regard étincelle de nouveau de désir et il force la barrière des lèvres de Lucy une nouvelle fois. Sa langue s'insinue dans sa bouche pour aller jouer avec la sienne. Il s'attend presque à ce qu'elle le rejette, le face de nouveau tomber au sol, le cul sur les pierres froides, l'humiliant devant les élèves qui ne tarderont pas à arriver dans le couloir.

Drago se dit qu'il ne devrait pas faire ça. Une fois peu passer pour une erreur. Deux fois... Non, ce n'est plus une erreur à ce moment-là. On ne peut plus considérer qu'il s'est laissé aller s'il recommence. On ne peut pas lui pardonner un écart de chemin s'il s'y perd à nouveau. Pourtant alors qu'il détache ses lèvres de celle de la Serdaigle, il n'a qu'une envie : les remettre où elles étaient, un peu plus tôt. Il ne devrait pas. Mais ses mains ne sont pas du même avis. Il range sa baguette, enlève ses doigts de sur celle de Lucy pour commencer à déboutonner la chemise de la jeune sorcière. Quelques boutons partis, il glisse ses mains à la fois échauffées par le désir qui court dans ses veines que par leur petit duel plus tôt sur son corps, sa peau nacrée. Il veut la toucher, l'explorer. Et si son désir est tout aussi ardent, voire plus, que précédemment, il n'a pas envie de s'y prendre de la même manière. Si l'erreur a été faite sous le coup de l'impulsion, le second acte est décidé, voulu. D'une certaine manière du moins... Son esprit lui dit d'arrêter, de la laisser là et de faire demi-tour, bien qu'il s'embrase à son tour sous le feu du désir. Son corps ne demande qu'à se coller contre celui de la bleu argent. Il inspire profondément, baisse les yeux sur le corps à demi dévoilé de Lucy. Elle lui semble si appétissante. Il relève le regard pour le plonger dans les iris ambrés de celle qu'il devrait haïr pour lui tenir tête, haïr pour lui faire ainsi perdre tout raisonnement, haïr pour lui faire baisser ses barrières. Il cherche dans ces yeux son consentement. C'est une première. Mais s'il n'y voyait que dégoût, peur, colère et rejet, la laisserait-il partir ? S'écarterait-il de son corps si tentant ? Se plierait-il à sa volonté, son propre corps toujours tendu par le désir, douloureux de l'envie de la posséder encore ? Elle semble être un poison dont il ne peut se défaire. Une drogue qu'il sait mauvaise pour lui mais dont il ne cesse de redemander. Sa main se perd dans ses cheveux, tirant de nouveau son visage en arrière, dévoilant la marque douloureuse sur son cou. Il lèche doucement mais avec insistance le sang séché sur sa peau. Il remonte le long de sa gorge pour arriver à son oreille dont il mordille le lobe. A cet instant, c'est ce que je veux vraiment... Mais es-tu prête à me suivre dans ce tourbillon infernal... ? Sa voix est rauque, pleine de désir. Il attend un peu. Il ne pourra pas bien longtemps. Soit elle répond par la positive et ils s'adonnent de nouveau aux plaisirs de la chair, soit elle répond par la négative et... et quoi ? Il s'en ira ? Il la laissera là, sans un dernier regard, pressant le pas pour que les professeurs ne lui demandent pas pourquoi sa chemise est tâchée de sang ? Attrapant peut-être une quatrième ou une cinquième année pour soulager son membre douloureux ? Oui, la question est bonne. Si elle le rejette, si elle ne veut pas faire cette même erreur une seconde fois, que fera-t-il ?
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 2 Oct - 10:21

Sa main est posée contre le mur, la magie s’est coulée entre les pierres pour laisser un passage s’ouvrir, un passage secret connu de quelques rares mais jamais utilisé, car il mène partout et nulle part à la fois, car il change sans arrêt de destination, si bien que beaucoup le pensent inutiles, beaucoup l’oublient, mais pas Lucy, qui aime l’aventure, se fier à son instinct. Un jour, ce passage l’a menée dans la forêt interdite, débouchant derrière une pierre, du tronc d’un arbre. Un autre, c’est à côté du lac qu’elle est arrivée mais la noirceur l’a empêchée de voir l’eau, et elle y a glissé tête la première. Une autre fois, elle s’est retrouvée dans la tour des Gryffondor, devant le portrait de leur Grosse Dame, et a du faire demi-tour le plus discrètement possible, remerciant un peu au hasard, qu’il soit trois heures et demi du matin et que, déjà, tout le monde dormait. Tout le monde sauf elle, forcément, puisqu’elle préfère la nuit au jour, et dort parfois à la place d’un repas ou pendant un temps libre pour être en forme la nuit. Oui, un passage secret qui mène partout et nulle part à la fois, car l’extrémité peut rester close, un mur de pierre froide, grisâtre, quelques toiles d’araignées, de la poussière et bien peu de pas, ceux de Lucy pour la plupart, recouvert par une nouvelle couche de particule. Partout et nulle part…Un peu comme leur histoire, un peu comme cette folie qu’ils s’amusent à commettre, une fois par accident, auront-ils dis, mais la seconde ? Non, la seconde était préméditée, ils suivaient, pareil à des animaux, les désirs morbides et macabres de leurs deux corps. Ils avaient envie l’un de l’autre alors qu’ils n’auraient jamais du, leurs peaux s’appelaient, gelaient, s’ils ne se touchaient pas, et elle avait beau être blessée, peut-être dangereusement à l’intérieur, elle en voulait encore, encaisser, toujours plus, toujours plus fort…Lucy était en manque, manque de brûlure, de sensation, manque d’un feu véritable qui pourrait l’animer. Aucun autre ne réussit comme Malefoy, aucun autre n’est un dragon…Malefoy en est-il un ? Le dragon est un serpent de feu. Fascinée, comme face à un cadavre mutilé, face à un homme en train d’être torturé, Lucy attend, alors que la clameur arrive, grimpe les escaliers, et tournera bientôt au coin pour les surprendre. C’est alors que le vert argent s’anime, enserrant dans sa poigne de fer sa main détentrice de la baguette, la poussant pour lui faire franchir le passage qui, d’une pensée, d’un son bref, se referma sur eux en une seconde. Disparu, les amants interdits, disparu, la honte qu’aurait provoqué leur découverte…Quoi que Lucy n’en aurait eu cure, mais Malefoy, lui, sa charmante réputation…Il devait la tenir, le petit chef des mangemorts de Poudlard, le jouet du seigneur noir, tout au plus une extension de son bras, mais rien d’autre, pantin manipulé, frustré, terrifié, petit enfant perdu dans le noir, il a besoin de la lumière, de la chaleur…La chaleur du feu, qui coule dans les veines de la Serdaigle.
Le bruit s’étouffe, ils n’entendent plus, ils sont seuls dans ce délire, lui, elle, et lui se remet en mouvement en caressant ses cheveux pour les attraper, encore, martyrisant le crâne de la jeune fille, qui laissa tomber son sac rattrapé de justesse, alors qu’il pose sa bouche sur sa peau, pour lécher le sang séché sur son cou, celui déclenché par la morsure, celui des griffes, et il pourrait même se mettre à genou pour mêler sa salive de sang pur sur les plaies brûlantes qui taraudent encore son ventre, ne désirant qu’une chose : Qu’il s’y appuie, les stimulent, les nerfs à vif son déjà en manque. « A cet instant, c'est ce que je veux vraiment... Mais es-tu prête à me suivre dans ce tourbillon infernal... ? » Demande-t-il, rauque, tendu, déjà prêt à profiter, quelle que fut la réponse. Vraiment, quelle qu’elle fut ? La Serdaigle lit le doute dans ses yeux, et elle a beau sentir ce membre pulser comme s’il était le sien, ce membre brûler comme si c’était son feu, elle sait que rien ne soulagera plus Drago Malefoy, rien, non…Il a goûté au feu interdit, il a goûté aux jeux malsains, et ne voudra plus que cela, Lucy le sait, mais Lucy l’ignore aussi, comme si elles étaient plusieurs, dans cette seule Lucy, une qui veut, une qui ne veut pas, et une qui ne se décide jamais. Le regard de Lucy rencontre le sien, et on lit dans les quatre prunelles face à face des choses qui n’auraient jamais du s’y trouver. Un désir d’une profondeur malsaine, un besoin terrible, elle le veut, il la veut, ils ont besoin l’un de l’autre, l’un dans l’autre, et la suite ? Quoi ? Les conséquences ? Que se passera-t-il, plus tard, quand ce désir reviendra ? Lucy ne devrait même pas se poser la question, Lucy devrait simplement agir comme d’habitude, et prendre…Sauf que la question est la, elle s’est insinuée dans son esprit, elle la tourmente, et elle ne sait que faire, alors…Alors elle suit l’instinct du corps, qui souffre, son corps oui, son intimité encore plus, des pulsations douloureuses se propagent, mais l’enveloppe en veut encore, plus de souillures, plus de sang, plus de brûlures et de marques, de bleus et de traces de dents. Lucy est masochiste, Drago est celui qui la domine, dans le jeu…Oui, dans leur jeu, étais-ce à cela que tout devait aboutir ? Les yeux dans les yeux, le regard de la bleu argent se fige, et descend se poser sur ce membre qui en veut encore. Et elle, en veut-elle encore ? Oui, je veux, j’en veux, encore plus… Alors elle prendra, et le lendemain matin, elle agira normalement. Pas de nuit tendre, pas de câlins enlacés, pas de sourire au réveil ni de baiser, pas de « C’était super hier soir on remet ça ? » Non…Des insultes, sans doute, des bagarres, une retenue pour elle si c’est le professeur Rogue qui s’interpose, des points en moins à sa maison, le regard las des autres serdaigle, qui, certains pro-mangemorts, lui en voudront à mort et d’autres qui comprendront tout en déplorant la probable perte de la première place pour la coupe finale. Octobre, en temps de guerre, et les élèves se préoccupent d’un petit concours idiot. « Tu parles d’Enfer, bébé serpent, mais le connais-tu véritablement? » Demande-t-elle alors, écoutant ses bas instincts, elle susurre, elle veut savoir, mais elle sait déjà. Sa main descend le long du bras gauche du serpentard, et ses doigts se serrent autour du tatouage qu’elle sait, intimement, présent sur sa chair. « Montre moi les ravages de ton Enfer…Tous les ravages… » ajoute-t-elle, très bas, alors que ses ongles s’enfoncent malgré la chemise, pour dessiner des demi-lunes sanglantes sur le crâne à langue de serpent. « Jusqu’au dernier. »
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Dim 2 Oct - 14:09

Le passage secret mène à un couloir poussiéreux qu'assurément peu d'élèves empruntent. Ça n'étonnerait guère Drago que seule la Serdaigle daigne y mette les pieds. Non pas parce qu'elle serait la seule assez peu fière pour se mêler aux toiles d'araignées mais tout simplement parce que tous les autres, lui parmi les premiers, préféraient la sécurité des couloirs qu'ils connaissaient. La sûreté d'arriver au bon endroit. Alors, si Drago aimait tant la sécurité et les habitudes, pourquoi avait-il entraîné Lucy dans cet endroit sombre ? C'était lui qui avait fait le choix. Lui qui les avait damnés tous deux à faire l'erreur une seconde fois. Lui qui avait choisi. Rien que lui. C'était sa faute. Alors pourquoi ne parvenait-il pas à se sentir coupable de suivre ses plus bas instincts ? De suivre son corps et non pas sa tête ? Pourquoi, à chaque fois qu'il entrevoyait le corps de Lucy, il ne pensait qu'au sien, profondément enfoui à l'intérieur ? Pourtant, le doute envahit son coeur. Mais pense-t-il vraiment avec son coeur lorsqu'il est confronté à la Serdaigle ? Il la regarde, ses yeux dans les siens, alors que ses mains effleurent toujours cette peau meurtrie à différents endroits. Il touche les brûlures, les survole, comme s'il avait peur qu'à leur tour, elles ne le brûlent. Son souffle commence à se faire plus sifflant. Une main passe dans son dos, s'attarde sur l'attache sur soutien-gorge de la jeune femme. Il hésite, il attend un quelconque assentiment. Puis elle baisse les yeux. Se dérobe-t-elle ? Veut-elle s'échapper ? Sa main est légère dans son dos, comme s'il était prêt à la laisser partir. L'était-il vraiment ? Etait-il prêt à la laisser s'en aller si elle le souhaitait ? A perdre cette intensité qu'il n'avait pas ressenti depuis si longtemps ? Ou resterait-il égoïste, à son habitude et déciderait-il de la prendre peu importe son avis ? Pourtant, il n'eut pas besoin de se poser toutes ces questions car le regard cuisant de la Serdaigle se posait sur son membre tendu derrière le tissu de son pantalon.

Tu parles d’Enfer, bébé serpent, mais le connais-tu véritablement? Elle susurre à son oreille. Son ton laisse penser qu'elle veut la même chose que lui. Il attrape de nouveau le lobe de son oreille avec ses lèvres et l'aspire, le lèche, le mord. Il sent la main de la sorcière descendre le long de son bras gauche. Il tressaillit et frissonne de tout son corps alors que ses doigts s'enfoncent dans sa chair, s'enfoncent dans sa Marque. Montre-moi les ravages de ton Enfer…Tous les ravages… Un frisson traverse son corps, encore. Il se rapproche d'elle. Il a tellement envie d'elle. Sa joue frotte contre la sienne. Il veut sentir son corps nu contre le sien. Ses yeux scintillent d'une lueur malsaine, mélange de désir, de besoin de lui faire mal et d'avoir mal. Son souffle s'étrangle dans sa gorge alors qu'il sent de nouveau le douloureux plaisir de ses ongles dans sa chair. Jusqu’au dernier. Ses doigts défont l'agrafe de son soutien-gorge et, alors qu'il lève sa deuxième main, il la débarrasse de sa chemise et de son sous-vêtement. Ses tétons se durcissent à cause du froid qu'il règne dans le passage secret, contrastant avec son corps brûlant. Le Serpentard hausse un sourcil, lui lance un regard presque taquin et malicieux avant de se pencher sur sa poitrine dénudée qu'il parcourt de ses lèvres et de ses dents, de sa langue. Il tire sur cette peau tendre d'abord doucement puis plus fort. Il veut l'entendre gémir. Il veut la sentir remuer contre son corps à mesure qu'elle savoure tout autant qu'elle veut s'échapper à la douleur. Il a envie de s'emprisonner en elle. De sentir ses mains le long de son corps, laissant derrière elles de zébrures rouges. Il laisse sa langue glisser jusqu'à son nombril, une main calée sur ses reins, l'autre se glissant sous sa jupe, remontant entre ses cuisses jusqu'à atteindre ce fruit plus si défendu que ça.

Son souffle est brûlant sur la peau de Lucy. Ses doigts effleurent l'humidité de la sorcière. Il joue, caresse, titille ces lèvres gonflées de désir. Ses doigts glissent, se mêlent au nectar précieux de la Serdaigle. L'un d'eux, puis un second, se glissent en elle, savourant à nouveau cet écrin étroit et humide. Un râle primitif s'échappe des lèvres de Drago. Quel homme n'aimerait pas savoir que la femme qu'il touche, caresse, est déjà prête à l'accueillir. Il ne sort des doigts de cette intimité que le temps de se débarrasser de la jupe de son amante. Elle n'est plus son amante d'une fois. Non. Ce n'est plus une erreur. C'est un choix. Son choix. Il aurait pu tourner le dos à la sorcière et rejoindre à grands pas sa salle commune. Il aurait pu rejoindre celle avec qui il s'affiche. Pourtant, il semblait persuader que jamais elle ne pourrait lui donner tant de plaisir. La jupe écolière de Lucy tombe au sol comme une plume. Un genou à terre, la scène aurait pu être comique. Drago écarta lentement les cuisses de Lucy, sa main gagnant de nouveau ce fruit ouvert et humide. Il joue, tiraille, avant que ses lèvres ne s'y glissent à leur tour. Pourquoi fait-il cela ? Il aurait du penser à son plaisir avant celui de la Serdaigle. Pourtant à mesure que sa langue s'insinuait en elle et que ses dents mordillaient cette partie si tendre et sensible de son corps, Drago sentait son membre se gonfler encore et lutter pour se libérer. Sentir sur sa langue le goût de Lucy mêlé à son sang, à sa propre substance... Un frisson le traversa de part en part. Sa langue se fit insistante en elle, comme si par ce geste, il se soulageait d'autre part. Il voulait la sentir enserrée sur son membre, que ce soit avec les mains, sa bouche ou son écrin de velours. Il la mord un peu plus fort, elle gémit, et il remonte le long de son corps, laissant derrière lui une longue trainée humide. Ses doigts reprennent leur place en elle, allant et venant doucement, mais avec insistance pour la mener au plaisir par vagues. Son autre main s'accroche à son flanc, ses ongles courts laissant quand même des marques rouges. S'ils ne percent pas la peau, ils n'en font pas moins qu'écraser quelques vaisseaux en surface. Il pose ses lèvres humides d'elle sur son cou, là où il l'avait mordue. Il lèche, embrasse, mordille avant de planter ses dents dans sa chair, encore. Un goût cuivré envahi sa bouche alors qu'il rouvre la blessure à peine refermée. Ses lèvres quittent alors son cou pour se poser sur celles de la jeune sorcière. Il l'embrasser avec passion, fougue, avidité, presque avec possessivité. Il plante son regard dans le sien. Il a envie d'elle, de se sentir en elle, peu importe comment. Il veut que leurs corps fusionnent, se déchirent. Il veut sentir la douleur lancinante courir dans ses veines en même temps que le plaisir. Il a envie de la faire sienne. Charnellement et... et ? Est-ce qu'il la veut plus que pour sa chair et son corps ? Il tressaillit alors que ses yeux bleu acier se plongent dans les siens. Non, il n'est pas amoureux. S'il est capable d'amour, il n'est pas amoureux d'elle. Comment le pourrait-il ? Ce ne serait qu'un amour malsain. Mais le simple fait de l'imaginer avec un autre... Il serre les dents. Il ne veut pas qu'elle puisse donner autant de plaisir qu'elle lui donne à un autre. Alors il dévore à nouveau sa bouche, ses doigts s'enfonçant à la fois dans son dos et dans son intimité. La marquer, oui. Marquer sa chair de ses mains, de sa baguette. Car il se perd lui-même dans son univers de faux-semblants... à force de jouer à faire semblant d'aimer personne, de cacher ce qu'il désire, que devient-il ? Là, dans les bras de Lucy, il se retrouve à tout abandonner pour un peu de chaleur dans son corps glacé. Corps qui gèle éloigné de celui de la Serdaigle mais qui s'enflamme à la seconde où elle le touche...
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Lun 3 Oct - 16:09

Il a commencé à la dévoiler, il la montre, il en profite, et l’odieux vert argent dévore du regard la poitrine ferme et offerte, ses tétons sont durs, le courant d’air froid la fait frissonner, et le regard de Drago encore plus. Il baisse ses lèvres, et prendre l’un de ses mamelons entre ses dents, il serre, il tiraille, il titille, et elle se laisse faire, son souffle devenant un peu plus haletant, son cœur bat plus vite, elle a chaud, et la pierre fraîche lui fait un certain bien. Les doigts de Drago descendent contre sa jambe, sa cuisse, et sa main, sans plus de cérémonie, se perd dans son intimité. Un doigt, puis deux, il entre et sort, et son intimité se contracte autour du corps étranger, de surprise, car ses doigts sont froids, de gêne aussi car ses ongles lui font mal, mais de plaisir surtout, car elle est offerte, trempée, et que même le sang qui coule encore un peu est un délice. Elle veut plus de douleur, plus de plaisir, elle veut plus de tout, elle veut recommencer cette erreur encore et encore, jusqu’à s’évanouir, jusqu’à être laissée la…Elle veut se réveiller en étant seule, elle ne veut pas redescendre et qu’il soit encore la, elle ne veut pas, pour la première fois depuis des années, éprouver une gêne quelconque face à quelqu’un. Demain…Demain, tout redeviendrait comme avant. Mais ce soir, ils étaient deux en un, deux corps aux besoins impérieux, deux désirs, deux folies, deux erreurs, qui s’unissent pour n’en former qu’une seule. Elle se nourrit de sa peur, de sa rage, il se nourrit de sa délicate folie, et Lucy aurait bien rit, si elle avait eu les pieds sur terre. Sauf qu’elle ne les avait plus, non, pas depuis qu’il avait posé un genou à terre, et qu’il avait fait glisser sa jupe, délicatement presque, avec un soin qu’elle n’aurait pu imaginer chez lui, lui qu’elle voyait toujours comme un baiseur, et non un amant. Il arrache, il prend, il laisse. Pas avec Lucy…Comme s’il était bloqué, comme s’il changeait à son contact, autant qu’elle. A genou, il dépose sa tête contre sa cuisse et relève sa jambe pour approcher ses lèvres près de l’extrémité sensible. Elle frissonne, et se cambre alors que sa bouche se pose sur les lèvres du bas, mêlant au sang, au sperme et à sa propre excitation de la salive. La salive, aussi pur que le sperme, que le sang qu’elle a fait couler dans son dos, et pourtant il n’a même pas l’air dégoûté, non…Il lui donne du plaisir, et elle se cramponne tant bien que mal, à ce qu’elle peut, mais rien ne la retient, rien, une surface plane, entièrement, et elle se sent tomber, elle sent ses jambes qui veulent lâcher, alors qu’une sensation terrible, un feu ardent, commence à naître dans le creux de son ventre. Elle laisse s’échapper un gémissement, elle se mord la lèvre, alors qu’il s’affaire, la…Pas longtemps, non, juste assez pour la faire ruisseler à outrance, et trembler, oh oui, elle tremble…Elle a chaud, son âme elle-même se réchauffe, et elle sent une bête s’éveiller en elle, quelque chose de nouveau, qu’elle ne connaissait pas, peut-être ce qu’elle cherchait, depuis tout ce temps et à travers l’adrénaline.
Drago se relève, il la laisse au bord de l’explosion, il laisse le feu s’attiser lui-même, et il brûle, il réchauffe les prunelles marrons de Lucy, ses jolis yeux, qui fondent comme neige sous un soleil d’hiver, doucement, mais sûrement. Sa bouche se pose dans son cou, ses dents mordent sa chair, et ses doigts s’activent, c’est comme une danse…Une représentation parfaitement orchestrée, ils sont deux, c’est comme s’ils avaient fais ça toute leur vie, comme si c’était leur ultime…Nuit ? Chance ? Ils en ont besoin, tous les deux, ils sont en manque, de ce quelque chose…Cette étincelle, cette flamme, ce feu ardent, qui laisse s’échapper la jouissance, qui l’accompagne, et qui laisse une sensation de vide, une fois éteint…Une vide qu’ils doivent combler à leur façon. Ses dents sont dans sa peau, son sang coule, et son doigt vient jouer à l’intérieur, la forçant à relever l’une de ses jambes pour entourer la taille du Serpentard encore habillé. Non, non il doit être comme elle, elle le songe, et, sans qu’elle n’y pense, d’un coup sec, ses mains arrachent sa chemise tâchée de sang, pour dénuder le dos, les plaies, laisser les courants d’air le caresser, lui faire prendre conscience de sa situation. Lucy griffe à nouveau, et se cambre, et la…La, oui, là, ses jambes la trahissent, alors que la vague brûlante la possède. Elle crie et tombe à genou, malgré le corps de Drago collé contre le sien, elle est la, juste à bonne hauteur et défait l’attache du pantalon, laissant la virilité pleine de sang venir s’enfoncer entre ses lèvres. Elle ne sait pas pourquoi elle le fait, elle se rend compte que c’est bien la première fois qu’elle agit ainsi, avec qui que ce soit, et pourtant, elle est affamé, comme s’il allait lui fournir les braises pour empêcher le feu de s’éteindre. Elle le veut, tout entier, jusqu’au fond, jusqu’à s’en étouffer, jusqu’à en être déchirée, en haut, en bas, qu’importe non ? Ils sont deux erreurs, ce qu’ils font ne compte pas, demain tout sera oublié, comme un songe interdit, un rêve que l’on maudit, duquel on rougit…Lui, il a sa catin blonde et elle…Elle, elle est seule, et n’a jamais voulu que cela change. Elle se suffit à elle-même, dans tous les domaines, mais elle se rend compte que le vert argent lui apporte bien plus, il lui donne le feu qu’elle cherche. Le dragon est un serpent de feu. L’est-il ? Sa bouche s’anime autour de son membre, elle le prend, le laisse, le reprend, elle le possède et l’abandonne, comme une amante inconstante, qui change, oui…Elle aura sûrement besoin de beaucoup, pour retrouver ces délices, peut-être de plusieurs à la fois, mais a-t-il assez d’amants pour cela ? Elle s’en fiche, au fond, ils deviendront tous blond avec un air arrogant mais terrifié, tout à la fois, elle discernera dans leurs prunelles ce besoin d’abandon, et elle s’affairera à le combler…
Lucy se mord la lèvre, elle ne comprend pas ses instincts et elle a beau agir dans leur sens, abonder, toujours, invariablement, elle sait qu’elle déteste Drago, et elle n’a jamais compris les phrases de ses amies, pseudo amies, comme quoi la frontière était mince entre haine et amour…Non, décidément, elle n’a pas compris, ne comprend rien, jamais…Misérable ? Un peu, oui…Elle laisse sortir le membre brûlant d’entre ses lèvres, elle a goûté son excitation, son sang, et un peu de sperme, le sel picote sur sa langue, il l’a mordue fort, elle s’en fiche…Elle a envie de ressortir couverte de plaies terribles, de cicatrices éternelles, de tatouages, à l’image de celui qu’il a sur son avant-bras, indélébile…Et être à lui ? Elle fronce les sourcils, en se remettant plus ou moins sur ses jambes, appuyée à demi sur lui, d’une pression, elle saute et s’entours sur sa taille. Ses lèvres s’approchent de son oreille, et elle souffle, petite idiote masochiste à l’extrême, possédée par son besoin innommable, non, pire, ineffable : « Laisse sortir ta peur, ta rage, laisse tout sortir, et brise mon corps… » Car qui pourrait se targuer de briser un esprit déjà en morceaux ? Elle sourit, languissante dans son feu de dragon.
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Mer 5 Oct - 14:33

Il se redresse, la mord et fait encore couler son sang. Ses doigts s'agitent en elle alors qu'elle arrache sa chemise, faisant sauter plusieurs boutons. Ça tiraille, ça fait mal là où les plaies avaient séché, collé au tissu. Mais il n'en a cure. Il se rassasiât de ce sang qui coule sur sa langue, dans sa gorge. Qui aurait pu croire que ce goût cuivré était si excitant alors qu'il allait et venait en elle avec l'aide de ses doigts. Ses lèvres quittent son cou et elle le griffe à nouveau. L'air froid lui fait percevoir sa demie-nudité. Son bras gauche, nu, lui aussi. La Marque des Ténèbres qui s'agite doucement sous les gouttelettes de sang qui la macule. Drago enfonce ses doigts un peu plus loin, un peu plus fort. Il pousse un gémissement primitif alors que les jambes de la Serdaigle lâchent, qu'elle crie et tombe à genoux devant lui. Un grognement bestial menace de sortir d'entre ses lèvres, ses mâchoires serrées alors qu'il la voit ainsi devant lui. Il s'échappe un peu étranglé alors qu'elle défait l'attache de son pantalon. Dans son regard, on peut lire une lueur de possessivité, d'envie de posséder. On lit cette lueur dont seuls les hommes sont capables. Cette lueur qui dit qu'ils savaient que vous êtes à eux, ou presque, vous vous leur appartenez au moins dans les méandres du plaisir et de la douleur. Un nouveau gémissement s'échappe d'entre les lèvres du Serpentard alors que Lucy referme sa bouche autour de son membre douloureux de désir. Il perd l'équilibre et manque de s'écrouler à son tour mais se rattrape au mur à proximité. Il ferme les yeux avec force et sa main gauche survole les cheveux courts de la sorcière. Ses doigts s'y perdent un instant, avant de se refermer sur quelques mèches, sans pour autant tirer dessus comme un sauvage. Il grogne et son corps se met à trembler. Il a tellement envie d'elle, tellement envie de sa chaleur. Elle est ce feu qui parvient à le réchauffer, la seule capable de faire naître une quelconque émotion, un quelconque désir en lui.

Il frissonne, son corps se cambre presque contre sa volonté, s'enfonçant un peu plus entre les lèvres de Lucy. Elle va et vient le long de son membre, sa langue chaude, humide, ses dents raclant parfois sur sa turgescence... Un gémissement haché s'échappe entre ses lèvres. Elle joue avec lui, l'abandonnant pour parfois une seconde qui lui semble durer des heures. Il la veut autour de lui. Toujours. Il veut son corps dans le sien, pour l'éternité. Il aimerait figer le temps afin que cet instant puisse se poursuivre indéfiniment. Il ne devrait pas. Pas avec elle. Pas avec une sang-mêlée. Pas avec cette sang-mêlée. Mais alors pourquoi son corps ne réagit-il ainsi qu'avec le sien ? Une décharge électrique lui parcourt le corps, stimulant chaque nerf, le rendant sensible à la moindre caresse, la moindre pression. Elle va plus vite sur son membre et il manque de s'étrangler alors qu'elle l'abandonne juste avant qu'il ne soit délivré. Un courant d'air froid s'abat sur son corps mais ce n'est pas pour ça qu'il frissonne à nouveau. Il la voit se mordre la lèvre, froncer les sourcils mais il ne pose pas de question. Pourtant, il plonge son regard dans le sien alors qu'elle se redresse, ses lèvres gonflées d'avoir joué avec lui. Il s'empare encore de sa bouche chassant toute pensée. Elle s'appuie sur lui, comme si elle ne parvenait pas encore à garder l'équilibre. Lui non plus d'ailleurs. Il a besoin de la pierre froide sous sa main. Elle enroule toutefois ses jambes autour de sa taille et il se guide à l'intérieur d'elle. Laisse sortir ta peur, ta rage, laisse tout sortir, et brise mon corps… susurre-t-elle à son oreille. Il grogne alors qu'il s'enfonce en elle. Elle a ouvert une porte, l'a enfoncée même. De nouveau plaquée contre le mur, son corps nu claque contre le sien. Il aime sentir sa peau nacrée couverte de sueur se frotter contre la sienne. Il aime sentir son membre glisser en elle, dans son étroitesse moite si délicieuse. Son visage se blottit de nouveau dans le creux de son cou alors qu'il s'enfonce toujours plus loin en elle en de longs coups de reins. Il veut se rendre sourd de leurs deux corps se frappant, fusionnant dans un concert de claquements humides. Il veut se rendre aveugle à force de regarder son corps réagir au sien. Il baisse les yeux, observe leurs de êtres se mêler. Il observe ses muscles se contracter, sa cage thoracique se soulève en un rythme infernal.

Finalement, Drago s'accroche à la jeune femme, l'écarte du mur, l'allonge sur le sol couvert de poussière. Il relève l'une de ses jambes très haut le long de son corps afin de pénétrer au plus profond d'elle, le plus loin, le plus fort, le plus vite. C'est à peine s'il pense à respirer. Une main près du corps de Lucy, l'autre se perd dans ses cheveux, puis glisse le long de son corps, de ses courbes, griffant cette chair pâle laissant des égratignures sur son chemin. Il se penche, s'enfonce en elle d'un grand coup de hanches, attrape son sein entre ses lèvres, le mord, fort. Il fait remonter l'autre jambe de Lucy contre son corps. Il va en elle toujours plus férocement, comme s'il voulait la déchirer de part en part, comme s'il voulait trouver en elle un endroit qu'il ne pourrait pas atteindre. Il sait qu'il doit lui faire mal, car lui aussi à mal à force d'aller si vite, si fort. Une brûlure qui remonte tout le long de son être jusqu'à son âme. Elle dévore tout à l'intérieur et il s'y abandonne. Il s'abandonne à l'ambre en fusion des prunelles de la jeune femme. Son souffle se fait haché. Il force encore. Il se penche sur son corps, encore. Il mord férocement le côté du sein de la Serdaigle. Il veut la marquer. Il la veut sienne. Il veut la briser si fort qu'elle ne voudrait que lui pour recoller ses morceaux douloureux et les exploser à nouveau. Il la veut toujours plus fort. Et, s'il sait que son corps arrive bientôt au terme de ce qu'il peut endurer, il sait également que le temps sera court avant qu'il n'ai encore besoin d'elle. Alors il force, déchire, tiraille. A chaque coup qu'il donne, il fait tomber un peu plus ses barrières. Il se dévoile. Une lueur affamée traverse son regard alors qu'il dévore sa bouche. Le corps de la sorcière frotte contre le sol, contre les petits cailloux qui le jalonnent. Il pouvait sentir son sang sur sa peau, dans son dos. Il voulait saigner aussi. Saigner de sa main. S'il l'avait empêchée de le marquer avec sa baguette, il voulait qu'elle le marque avec son corps. Il voulait qu'elle mêle douleur et plaisir dans son corps comme il s'échinait à le faire dans le sien. Remontant encore un peu l'une des jambes de la bleu argent, il mordille sa cuisse, sa chair si tendre. Son corps est pris dans une série de frissons incontrôlables alors que son membre plonge toujours en elle, frayant son chemin dans son écrin étroit avec toujours plus d'avidité. Il se laisse alors légèrement retomber sur son corps, il joue avec le lobe de son oreille. Montre-moi tes folles ténèbres, montre-moi que l'aigle n'est pas une proie... mais le chasseur. Il sait qu'elle n'est pas un aigle. Qu'elle n'aime pas qu'il la qualifie ainsi... mais après tout, c'est bien l'emblème de Serdaigle. Il a ralenti un peu la cadence mais ses mouvements se font plus appuyés, plus profonds. Il plonge son regard empli de défi dans celui de Lucy, n'attendant qu'elle daigne le relever.



HJ : J'espère que ça te convient, je suis pas trop convaincue ><
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MessageSujet: Re: Running with the Devil Sam 8 Oct - 13:52

Leurs deux corps ne font plus qu’un, union interdite, elle a un côté excitant, et Lucy est trempée, au même titre que Drago. Leurs chairs cognent l’une contre l’autre, musique terrible, symphonie malsaine, presque vulgaire, les peaux s’entrechoquent, et Lucy se tient à lui, férocement, comme s’il était son roc au cœur de la tempête, alors que son feu ardent la dévore, qu’elle se sent revivre, étrangement, sortie d’une longue absence, d’un long sommeil, elle n’est plus tout à fais elle, mais elle l’est, en même temps, dans sa quintessence. Etrange, elle-même ne comprend pas bien ce qui lui arrive mais ce n’est rien, elle se laisse aller, jambes écartées autour du serpent de feu, ses cuisses lui font mal, les os saillant s’enfoncent mais elle endure, avec plaisir, cela rend le tableau plus vivant encore, plus psychédélique, elle a l’impression d’être en plein rêve, un rêve étrange, qui tend par moment sur le cauchemar, et pourtant elle ne voudrait le vivre avec personne d’autres. Oh elle a essayé, mais le rêve était décevant. Celui-ci est teinté de magnifiques couleurs vives, de sons enchanteurs, et elle accepte, elle prend, elle reçoit, elle saigne déjà, il y va fort, et son intimité n’est pas remise le moins du monde, pourtant elle aime. Un coup, une douleur aiguë dans le bas-ventre, un gémissement, presque un rire, une sorte de gloussement malade, sans doute sa psyché est faible, endommagée, mais qu’importe à Lucy, tant qu’elle vit, tant qu’elle a trouvé sa chaleur. En lui, oui, étrange, oui, dérangeant, mais Lucy dérange par sa simple existence, et Lucy continuera de déranger jusqu’à sa mort. Mort, quoi, si jeune ? Oh oui…Oui, elle le sent, c’est sa mort qui la baise avec acharnement, et elle prend son pied. Il prend sa jambe, l’écarte, et quelque chose la brûle, un muscle peut-être, elle ne sait rien, sans doute s’est-elle froissée quelque chose, par sa faute. Tant pi, elle écarte sa jambe, et le laisse s’enfoncer plus profondément en elle. Elle a du mal, elle retient un cri, qui finit pourtant par sortir de ses lèvres. De la douleur, mais du bien être, oui, elle sourit, la petite masochiste, douce folle, elle se laisse prendre, alors que le mur en pierre fait souffrir son pauvre dos, l’ouvre avec ferveur, fait dégouliner le sang, de petits cailloux qui s’y enfoncent, elle sera en morceaux sous peu, et alors ? Alors ? Elle en veut encore. Elle cherche sa bouche, elle la trouve, et elle le boit, l’aspire, mord sa langue et leurs deux sang ne font plus qu’un, le pur et le mêlé, au final, ça donne quoi ? Un trois quart sang ? Elle le souille avec son hémoglobine, avec sa jouissance, avec ses griffes qui lui déchire le dos, un damier, en miettes, voilà comment est sa peau jadis si pâle, si parfaite. Gardera-t-il des cicatrices, ou la baguette magique fera-t-elle son œuvre ? Lucy connaît déjà la réponse, son serpent est peureux, son serpent voudra sauvegarder les apparences. Pas elle, non…A demi. Il la fait basculer sur le sol, et son regard s’anime, bestial, il est un monstre, un fauve affamé qui veut la dévorer. Il relève sa jambe, s’en prend à sa cuisse en continuant de la besogner, alors qu’une pierre s’enfonce dans son omoplate, profondément. Ses dents se referment sur la chair tendre, attrape, avale, mord, un suçon commence à se colorier, marque de ses dents sur sa chair, preuve de ce qu’elle subit. Qui pourrait, autre qu’elle, encaisser cette fureur ? Elle en veut encore…
« Montre-moi tes folles ténèbres, montre-moi que l'aigle n'est pas une proie... mais le chasseur. » Lucy ouvre ses yeux, elle le fixe, lui et son regard fou, qui s’est arrêté, quelques secondes, il attend…Quoi ? Non, c’est à lui de la besogner, à lui de la martyriser, elle ne peut pas, ne veut pas, ne saurait pas…Ses prunelles bleues flamboient de colère. Non, il ne peut pas le lui demander ! Et pourtant, cette rage font qu’elle obéit à ses désirs, sans même s’en rende compte. Les rôles s’inversent, un mouvement, un instant, et la sorcière est au dessus, elle le chevauche, son bassin s’enfonce profondément, dans un angle quelque peu improbable, et son sang coule doucement sur le torse de Malefoy. Doucement, quel paradoxe, au vue de la fureur avec laquelle elle le baise, ou se baise elle-même, elle ne saisit pas bien la nuance. Elle penche son torse, ses seins se frottent contre la poitrine du serpent, et sa bouche s’égare dans sa gorge, sauf qu’elle ne se perd pas en baiser trompeur, en caresses anodines, non, elle plante ses dents, ses canines, toute sa mâchoire dans sa chair et mord, mord avec force comme pour le lui arracher. Le sang gicle dans sa bouche, rien de grave, elle a percé la peau, elle goûte, et ronronnerait presque de plaisir si elle avait été un vampire. La, elle lèche, elle pousse un peu plus fort pour en faire gicler plus et, lorsqu’elle relève la tête, ses lèvres d’ordinaire pâles sont barbouillées de son sang pur. Elle le fixe, sa délicate folie embrasant son regard, elle lui sourit, et son bassin s’active, toujours au dessus de lui, jusqu’à ce qu’elle sente le point de rupture. En elle, quelque chose déclenche une douleur mêlée à son orgasme, et la semence de l’héritier se répand en elle, une seconde fois.
Au même moment, un souffle secoue la pièce, lumière rouge, et le serpent est assommé.
Lucy fronce les sourcils, elle baisse les yeux sur sa main droite, dont les doigts sont enroulés autour de sa baguette. Elle regarde l’extrémité de son artefact magique, encore chaud, elle le touche, le ressent. Pourquoi ? Elle se met à rire. Non, elle ne se pose jamais de questions, elle a agit d’instinct, et elle sait ce qui l’a sorti de sa torpeur. C’est l’échange des rôles, elle a repris sa conscience, elle savait ce qu’elle devait faire, pour leurs permettre d’agir en niant. L’un d’eux devait disparaître sans que l’autre s’en rende compte, l’un d’eux devait en arriver la, car ils n’auraient pu s’endormir chacun dans les bras de l’autre, comme de véritables amants, comme deux amoureux transits, mais interdit. Alors, Lucy se défait de l’étreinte, et bouger lui est douloureux. Incapable de se relever, ses jambes tremble, et son intimité suinte le sang et le sperme, encore. Elle s’assoit un instant, laissant une petite marre se former sous elle. Elle ferme les yeux, elle inspire, expire, alors que le corps inconscient de Drago est la, en attente, d’une beauté terrible dans ce sommeil où il semble mort. Lucy le regarde alors, rouvrant les yeux, et se mord la lèvre. C’est fini, fini l’instant, elle doit disparaître, comme une ombre, peut-être remonter sur le toit. Elle se relève en s’appuyant contre une pierre, grosse, elle a mal, elle n’y arrivera pas, et aller à l’infirmerie, elle n’y pense pas. Alors elle pose sa baguette sur son ventre, et murmure une formule qui la soulage, fait disparaître les coulées délicates de sang, répare son intimité, mais voilà le seul soin qu’elle s’autorise. Culotte perdue, elle remet sa jupe, d’un sort, répare son chemisier, et attrape son sac. Et soudain, elle s’arrête. « Je ne suis pas un aigle… » murmure-t-elle et, sans le regarder, elle disparaît dans les ténèbres, comme si rien ne s’était passé, comme si tout n’avait été qu’un joli rêve…
Un rêve de serpent en feu, serpent de feu, un rêve où deux dragons s’entremêlent pour ne former qu’un seul.
Joli, certes, mais juste un rêve.

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